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Attention musée fragile à Limoges

Alice Poujol 27 juin 2012

Le musée national Adrien Dubouché rouvre ses portes le 29 juin prochain à Limoges. Avec un fonds de 16 000 pièces d’art du feu et la collection la plus riche en porcelaine de Limoges, l’espace a été entièrement repensé.

Récemment intégré à la Cité de la céramique (qui regroupait déjà la manufacture nationale de Sèvres et le musée national de la Céramique de Sèvres), le musée Adrien Dubouché est un lieu atypique. Il a été marqué par un directeur passionné, le mécène Adrien Dubouché (1818-1881), qui, chose rare, donna son nom au musée de son vivant. On y trouve des verres, des porcelaines et des céramiques du monde entier - de la France à la Chine en passant par les Pays-Bas et la Turquie. Les deux bâtiments (le musée et l’ancienne école des Arts décoratifs de Limoges), construits selon les plans de l’architecte André Mayeux, ont été classés monuments historiques en 1992.

Le musée Adrien Dubouché © DR.

Une identité forte, entièrement dépoussiérée lors de récents travaux (commencés en 2009). L’espace d’exposition a été doublé par l’adjonction d’un nouveau bâtiment dessiné par l'architecte Boris Podrecca, qui a également réaménagé les deux bâtiments existants. Il dit de ce trait d’union architectural à la façade de verre :

La stratégie au musée, c’est le contraste, c’est une architecture à l’aspect brut, sans sophistication versus la céramique, raffinée.

Le nouveau bâtiment © RMN - Photo Martine Beck Coppola.

Le gain d’espace permet au musée de devenir une sorte d’encyclopédie grandeur nature des arts du feu. La scénographie a été confiée à la muséographe Zette Cazalas. Sur la mezzanine du nouvel édifice, elle a conçu le « plateau des techniques », qui présente les différentes façons de façonner par le feu. Dans les deux bâtiments d’origine, Zette Cazalas a imaginé une sorte de labyrinthe chronologique pour retracer l’histoire de la céramique. Au premier étage, là où sont exposés les porcelaines de Limoges et les verres, elle a élaboré une disposition plus excentrique en créant des « vitrines-conques ».

Vue de l'intérieur du musée © RMN - Photo Martine Beck Coppola.

La communication graphique est le dernier volet de cette rénovation d’envergure. L’atelier ter Bekke & Behage a conçu une nouvelle identité visuelle. Ils se sont inspirés de l’industrie de la porcelaine pour concevoir typographie, signalétique directionnelle et signalétique muséale.

Le nouveau musée ne délaissera pas la création contemporaine. Côté jardin, on peut désormais voir l’œuvre d’Haguiko et Jean Pierre Viot, une stèle en béton et bols qui offre une vision plus distanciée de la céramique en s’inspirant du jeu d’enfant.

 

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