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Wim Delvoye, vers l’infini et au-delà

Magali Lesauvage 1 juin 2012

Avec Wim Delvoye - Au Louvre, le prestigieux musée parisien convie l'artiste (et collectionneur) belge à disséminer ses œuvres dans son département des Objets d'art, tandis que la galerie Emmanuel Perrotin lui consacre une grande expo perso. À ces occasions, retour sur quelques œuvres emblématiques de Wim Delvoye, en particulier sur sa fascination pour l'ambivalence entre art classique et techniques anciennes, matériel et immatériel, fini et infini.

Cloaca, sur les traces de Léonard de Vinci

Wim Delvoye, Cloaca Original, 2000, Casino Luxembourg © Wim Delvoye ADAGP 2012.

C'est par cette œuvre que Wim Delvoye s'est rendu célèbre au début des années 2000. Artiste de l'appropriation et de la digestion des principaux motifs de l'histoire de l'art, il rejoint ici la tradition du créateur inventeur/ingénieur à la Léonard de Vinci, soucieux du « faire ».

Du lourd dans la dentelle

Wim Delvoye, Dump Truck, 2006 © Wim Delvoye ADAGP 2012.

Reprenant les motifs de l'art gothique, Wim Delvoye construit (entre autres) des véhicules poids lourd (camions de chantier ou camions-bennes), ajourés de motifs gothiques en ogives, rosaces et flèches, qu'il applique également à des tours, nautiles ou bétonnières.

Twisted : vers l'infini et au-delà

Wim Delvoye, Daphne & Chloe (clockwise),  2010, bronze argenté ; Suppo, 2011, musée du Louvre © Wim Delvoye ADAGP 2012.

S'inspirant de sculptures mythologiques ou religieuses (en particulier du motif classique de la crucifixion, ou des tours gothiques comme le Suppo exposé sous la pyramide du Louvre), Wim Delvoye vrille la statuaire pour mieux rappeler l'au-delà qu'elles évoquent. La série des Twisted en bronze doré ou argenté est une véritable prouesse technique.

Tatouages : le motif à même la peau

© Wim Delvoye.

On connaissait les cochons vivants tatoués de motifs inspirés de Walt Disney ou de tatouages « classiques », qui déjà provoquèrent un petit scandale. En 2008, Wim Delvoye va plus loin en tatouant le dos d'un homme, Tim – présent dans l'un des appartements Napoléon III du Louvre. Acquis par un collectionneur pour la somme de 150 000 euros, cette portion d'épiderme peut être exposée trois ou quatre semaines par an, et sera récupérée par l'acquéreur à la mort de Tim.

Vitrail et rayons X : rendre visible l'invisible

Wim Delvoye, Melpomene, 2001-2002 ; St. Stephanus I, 1990 © Wim Delvoye ADAGP 2012.

La lumière, élément premier du vitrail, en fait un art paradoxalement immatériel. Symbolique, il est un mode de transmission du savoir qui exprime aussi la divinité. Wim Delvoye, en réalisant des vitraux de photos aux rayons X, rend visible l'invisible. Ses buts en verre relèvent quant à eux l'ambivalente fragilité des croyances.

Delft, attention fragile

Wim Delvoye, installation de dix-neuf bonbonnes à gaz, 1988 © Wim Delvoye ADAGP 2012.

Les bonbonnes de gaz décorées de motifs inspirés de la faïence de Delft, peints à l'émail, sont elles aussi des métaphores de la fragilité. Reprenant une technique ancienne et une iconographie ancrée dans un temps précis (les XVIIe et XVIIIe siècles), Wim Delvoye brouille la frontière entre pièce de musée et objet utilitaire.
WIM DELVOYE AU LOUVRE

31/05/2012 > 17/09/2012

Musée du Louvre

PARIS

Le Louvre invite Wim Delvoye à intervenir dans divers lieux du musée : sous la pyramide, dans le jardin des Tuileries, au sein des apparte...

exposition terminée
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