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À Marseille, sous la plage, l’art

Magali Lesauvage 24 mai 2012

À six mois du début de Marseille-Provence 2013, le Printemps de l'art contemporain « Sous le sable » est l'occasion de faire le point sur le relatif dynamisme de la ville en matière d'art. 

Deuxième ville de France (à quasi égalité avec Lyon), Marseille est, après Paris, la plus peuplée, mais reste minée par le chômage, le surendettement et un faible dynamisme économique. Avec seulement 81 jours de pluie et plus de 2835 heures d'ensoleillement annuels, l'héliotropisme est la principale attractivité de la cité provençale. Il fait bon vivre dans la vaste cité bordée de calanques paradisiaques et composée de plus d'une centaine de quartiers, dont certains conservent l'ambiance douce de véritables villages.

Et la culture, dans tout ça ? Elle n'y est pas vraiment à son aise, du moins en ce qui concerne les arts plastiques. À Marseille, point de musée national (alors que la région Provence-Alpes-Côte d'Azur en compte trois : le musée Fernand Léger de Biot, le musée Chagall à Nice, et le musée Picasso de Vallauris). Et parmi les institutions en présence, une bonne partie est actuellement fermée pour cause de rénovation (musée Cantini, Friche la Belle de mai, musée des Beaux-Arts) ou en phase d'achèvement (FRAC Provence-Alpes-Côte d'Azur, MUCEM – musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée).

Projet du MUCEM, Marseille © studio Rudy Ricciotti architecte.

Et pour cause. Le petit monde marseillais de la culture est dans les starting blocks pour Marseille-Provence 2013. Désignée « capitale européenne de la culture 2013 », la ville se met sur son 31 pour accueillir plus de 400 événements répartis sur l'année (à lire prochainement à ce sujet sur exponaute, un entretien avec son directeur général, Jean-François Chougnet). Vieux-Port en travaux, chantiers de voirie divers, œuvres dans l'espace public, festivals, expositions, ateliers interactifs... Marseille retient son souffle – d'où une ambiance présentement quelque peu figée.

Sacre du printemps

En attendant, c'est le printemps, et les quelques lieux réunis au sein de l'association Marseille Expos se fédèrent pour proposer, pour la 4e année consécutive, un Printemps de l'art contemporain « Sous le sable », inauguré le week-end dernier (les 17, 18 et 19 mai). Au programme, une trentaine d'expositions dans des galeries et lieux d'art de la ville, du Panier à la Préfecture, de Longchamp à Saint-Victor, et une invitation à retrouver, selon Dorothée Dupuis, directrice de Triangle France, « une certaine innocence » et un « état de nature » propices aux chocs esthétiques.

Vue du chantier de la Friche la Belle de Mai, Marseille, 2012.

En contrepoint à Art-o-rama, salon d'art contemporain local qui réunit à l'automne une petite vingtaine de galeries (l'édition 2012 aura lieu du 31 août au 16 septembre), le Printemps de l'art contemporain à Marseille est l'occasion de constater l'émergence d'une sensibilité à la création, stimulée par des initiatives privées – galeries et associations. Ainsi peut-on citer des lieux comme Triangle France (association organisant expos et résidences d'artistes, aujourd'hui hors-les-murs, avant sa réintégration à la Friche la Belle de Mai début 2013), Astérides (qui accueille en permanence quatre artistes en résidence), Sextant et plus (producteur et diffuseur d'art contemporain en résidence à la Friche la Belle de Mai), ou encore Vidéochroniques, qui fait la promotion du médium vidéo via des expos, projections, résidences, fonds documentaires, etc.

Vue de l'exposition Les Possédé(e)s, Triangle France, Marseille, 2012.

Du côté des galeries, on mentionnera la galerieofmarseille (qui représente des artistes tels que Michelangelo Pistoletto, Yto Barrada, Berdaguer & Péjus, Sarkis...), la galerie Gourvennec Ogor (avec actuellement une exposition de Régis Perray), ou la galerie nomade SAFFIR (en cours, un accrochage d'œuvres de João Vilhena). Autre initiative, virtuelle celle-ci, le site documentsdartistes.org, qui recense depuis 1999 des dossiers d'artistes vivant sur le territoire PACA (et compte désormais des répliques en Bretagne, Aquitaine et Rhône-Alpes).

Encore épars, le réseau de l'art à Marseille prend forme petit à petit – avec deux pôles majeurs, la Friche la Belle de Mai, pour la création contemporaine, et le MUCEM, comme réalisation muséale d'envergure internationale. Booster de projets, Marseille-Provence 2013 devrait permettre de cristalliser les intentions et, sous le soleil, de faire briller l'art et la culture.
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