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Form@ts : Internet support et matière à œuvre

Alice Poujol 23 mai 2012

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L’espace virtuel du Jeu de Paume, propose, depuis mars 2012, une exposition en ligne intitulée Form@ts. Conçue par Christophe Bruno, elle réunit six projets, dont certains collectifs, qui utilisent le web à la fois comme support et comme matière.

Form@ts joue sur l’ambivalence de sa signification : format d’une œuvre, format d’un fichier, formatage et reformatage informatique. Traversée par les notions d’émergence, d’obsolescence, d’hybridation et d’import/export, cette exposition virtuelle fait autant référence à l’histoire de l’art qu’à la culture geek.

ASCII History of Moving Images, ou le Cinéclub version Matrix

Vuk Ćosić, image extraite de ASCII History of Moving Images, 1998.

L’artiste slovène Vuk Ćosić est l’un des premiers digital artists. Son matériau de prédilection est le code ASCII (prononcer « à ski »). Il s’agit du premier jeu de caractère codé en informatique. Vuk Ćosić utilise ces caractères pour former des images, une pratique appelée l’art ASCII. Dans ASCII History of Moving Images il reconstitue des extraits de films. Un flux continu de chiffres et de lettres vertes forment devant nos yeux des fragments de Blow Up, Gorge profonde ou encore Star Trek.

Occupy the Internet, ou l’éternel retour du meme

F.A.T. Lab, Occupy the Internet, 2011.

Le Free Art and Technology Lab (F.A.T. Lab) est un réseau d’artistes, d’ingénieurs, de scientifiques et de juristes. L’initiative Occupy the Internet permet à quiconque souhaite soutenir le mouvement Occupy Wall Street d’ajouter à son site web une bannière. Celle-ci se compose de gif animés, ces images mouvantes popularisées sur les forums et les logiciels de messagerie instantanée. Des images récurrentes de la culture Internet (également appelés « memes ») comme Pikachu, le « nyan cat », ou encore Michael Jackson en plein moonwalk brandissent des pancartes sur lesquelles on peut lire les slogans du mouvement. Une frise animée aussi agaçante que désopilante.

Magic Ring ou la Communauté de l’anneau

Magic Ring, 2012.

Le Web ring est une ancienne forme de navigation sur Internet. Il s’agissait de créer un réseau de sites en les reliant par affinités. Une conception radicalement différente du réseau et de l’arborescence qui dominent l’architecture des sites d’aujourd’hui. Les professeurs d’art Etienne Cliquet et Sonia Marques ont proposé à leurs étudiants, mais aussi à des artistes confirmés, de regrouper leurs œuvres en ligne en utilisant ce format disparu. Une manière de naviguer assez déroutante puisqu’il faut effectuer un mouvement circulaire de souris dans le sens des aiguilles d’une montre pour faire apparaître l’anneau qui permet d’aller de site en site. Une « ronde » qui réunit œuvres génératives et dégénératives, statiques et interactives.

Contemporary Art Pixels, ou le carré d’art sur fond blanc

Miltos Manetas, Contemporary Art Pixels, 2006.

Pour cette œuvre qui en regroupe en réalité plusieurs, l’artiste grec Miltos Manétas s’est inspiré d’une success story propre au média Internet. Alex Tew, étudiant en marketing, est devenu millionnaire en proposant à des entreprises, moyennant un dollar, d’insérer leur logo dans un pixel, sur une page qui en contenait un million. Miltos Manétas a décidé d’exporter ce concept dans le domaine de l’art en ouvrant une page similaire aux artistes et professionnels de l’art. Jean-Michel Alberola, Doug Aitken et Joseph Kosuth y ont déjà leur pixel.

Balloon Dog, ou comment hacker Jeff Koons

Rob Myers, Balloon Dog, 2011, Creative Commons.

Balloon Dog de Jeff Koons est l’une des œuvres d’art contemporain les plus chères au monde. Rob Myers a décidé de la démocratiser en mettant à la disposition de tous sa modélisation en 3D.  L’œuvre devient ainsi téléchargeable, modifiable et imprimable (avec une imprimante 3D). Une démarche qui tient autant de l’artivisme que de l’hacktivisme.

Slub, ou le trio d’instruments à codes

Slub, Livecode Performance, photo : Evan Raskob.

Plutôt que d’utiliser des logiciels ou des instruments électroniques, le groupe Slub a choisi d’utiliser la matière première de l’informatique : le code. Sur l’espace virtuel du Jeu de Paume, ils proposent la retransmission d’une session de live-coding. Electro vraiment minimale ? Tentative de communication avec une civilisation extraterrestre ? On ne saurait dire, mais le résultat est assez scotchant.

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