Votre action a été enregistrée avec succès !


expo_une_favori
expo_cercle_1 CY TWOMBLY

30/11/2016 > 24/04/2017

Centre Pompidou

- PARIS

expo_cercle_3 SOULÈVEMENTS

18/10/2016 > 15/01/2017

Jeu de Paume - PARIS
expo_cercle_5 BRASSAÏ

09/11/2016 > 30/01/2017

Centre Pompidou - PARIS

LA NEWSLETTER

Esthétique des unes de presse

Alice Poujol 11 mai 2012

Share on FacebookTweet about this on TwitterGoogle+

La BnF dédie une exposition à l’histoire de la presse en France. Dans un parcours riche de 500 pièces, les visiteurs sont invités à suivre les évolutions de la presse française, depuis les premiers occasionnels jusqu’aux médias sur internet. L’occasion de redécouvrir ce qui caractérise tous les médias écrits : la une. 

Qu’elle soit composée de blocs de textes, comme dans Le Monde, ou d’un titre choc, comme dans Le Nouveau Détective, de photos pleine page comme à Libération, ou de caricatures comme dans Charlie Hebdo, la une doit être identifiée, identifiable. Elle porte en elle l’ADN d’un journal et permet d’attirer le lecteur potentiel. Analyse en cinq exemples.

La censurée

Le Charivari, 27 février 1834, « La Poire séditieuse » de Philippon, BnF, département Philosophie, histoire, sciences de l’homme.

Le Charivari, journal satirique paru pour la première fois en 1832 et fondé par le journaliste et dessinateur Charles Philipon, a fait l’objet d’un procès pour avoir publié des caricatures du roi Louis-Philippe avec un visage en forme de poire. Détournant l’obligation de publier l’acte de condamnation, Charles Philipon a publié la sentence grâce à un calligramme… en poire. La satire pour contourner la censure, une recette qui fera les beaux jours du Canard Enchaîné

Le gros titre

L’Aurore, 13 janvier 1898, article d’Emile Zola : « J’accuse …! » BnF, département Droit, économie, politique.

C’est l’un des articles de presse les plus célèbres au monde. Emblématique de l’affaire Dreyfus, il marque un tournant  dans la carrière d’Emile Zola, alors au sommet de sa gloire. Le gros titre à la typographie soignée et à la ponctuation percutante tranche avec la ligne éditoriale de l’Aurore, habituellement peu versée dans les unes racoleuses. Avec cet article, la presse prend un rôle prépondérant dans l’affaire Dreyfus et s’assume désormais pleinement comme un contre-pouvoir.

La sanglante

L’Assiette au beurre du 8 septembre 1906 : « Faits divers ».  BnF, Réserve des Livres rares.

L’Assiette au Beurre, revue satirique ouverte aux caricaturistes anarchistes, dénonce l’engouement de la presse à scandale pour l’anecdote scabreuse. Le dessin signé Maurice Radiguet est accompagné d’un sous-titre railleur : « La Presse est la grande éducatrice ».  C’est l’époque où le très populaire Petit Journal Illustré multiplie les unes aux sous-titres gores (« Un pendu dévoré par les loups », « Effroyable incendie », « Mort horrible d’un scaphandrier »…). De la simple brève au feuilleton lugubre, le fait-divers occupe encore aujourd’hui une place de choix dans les médias.

La cover-girl

Une du n° 559 de Télérama, 2 octobre 1960 © Télérama. BnF, département Droit, économie, politique.

Le cinéma a fortement contribué à « glamouriser » la presse. Ce numéro 559 de Télévision-Radio-Cinéma est le premier à utiliser le titre de Télérama… La photographie pleine page a été l’une des premières originalités de cette publication, devenue porte-parole d’une génération. Ici, Jean Seberg sourit par-dessus les pétunias, juste avant le succès d’À bout de souffle. Ses cheveux courts, sa fraîcheur et sa spontanéité en font une icône de la Nouvelle Vague.  Un choix de une qui marque aussi une nouvelle impulsion dans la presse culturelle, qui commence à s’adresser à un public plus jeune.

La 2.0

Page d’accueil du site Mediapart © MEDIAPART.

Avec Internet, les règles de mise en page changent radicalement. Les articles peuvent apparaître plus nombreux en page d’accueil, les images s’animent, défilent. Alors que les versions en ligne des grands journaux comme Le Monde ou Le Figaro s’inspirent encore de leur format papier, les pure players comme rue89 et Mediapart se sont construits autour de cette nouvelle donne. Le site OWNI est peut-être celui qui exploite le mieux les possibilités du web en développant des applications pour approfondir certains thèmes. Les supports changent mais la une ne disparaît pas. Il y a toujours besoin de hiérarchiser et de catégoriser l’information, de soigner l’ergonomie et l’identité visuelle d’un média en ligne. Et d’ailleurs, on soigne aussi celles de la page d’accueil d’exponaute… Préparez-vous à du changement !

LA PRESSE À LA UNE

11/04/2012 > 15/07/2012

BnF - Bibliothèque nationale de France – site François-Mitterrand

PARIS

Depuis les mazarinades et la Gazette de Théophraste Renaudot jusqu’aux médias en ligne, l’exposition retrace l’histoire de la presse...

Exposition terminée
PRESSE
MEMBRES

LES DERNIERS ARTICLES

AJOUTER UN COMMENTAIRE