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Buren invente l’in situ impressionniste au Grand Palais

Magali Lesauvage 9 mai 2012

Après Anselm Kiefer, Richard Serra, Christian Boltanski et Anish Kapoor, c'est au tour de Daniel Buren d'investir le Grand Palais pour la cinquième édition de Monumenta. Et c'est, disons-le tout de suite, l'une des plus réussies. Visite.

Vue d'Excentricité(s), travail in situ, Daniel Buren - Monumenta 2012, Grand Palais.

On attendait des bandes, on a des cercles. On songeait vertical, c'est horizontal. On voyait la sobriété, le minimal, on a des couleurs, du gai ! L'artiste français, que le public connaît surtout pour ses fameuses colonnes du Palais-Royal, est sans doute celui qui a le mieux compris, depuis le premier Monumenta en 2007, l'enjeu de l'invitation faite par le Centre national des arts plastiques à occuper le Grand Palais. Avouant lui-même que le bâtiment 1900 est « l'un des lieux les plus difficiles qui soient pour y faire une exposition », Daniel Buren en retient surtout « l'atmosphère, la légèreté, l'impression d'être dehors alors qu'on est dedans, la lumière ».

Vue d'Excentricité(s), travail in situ, Daniel Buren - Monumenta 2012, Grand Palais.

Plutôt que d'y disposer des œuvres préexistantes (comme le firent Kiefer et Serra), de remplir le bâtiment (comme Kapoor), ou de rejouer une partition déjà connue (comme Boltanski), le théoricien de l'in situ a souhaité « laisser le volume aussi vide que possible, comme pour donner une forme à l'air qui y circule ». Daniel Buren parle du Grand Palais comme d'un « ensemble qui doit être vivant », et des « manifestations atmosphériques » qui font l'œuvre.

Vue d'Excentricité(s), travail in situ, Daniel Buren - Monumenta 2012, Grand Palais.

Définie par l'artiste lui-même comme une « forêt » de poteaux supportant des cercles colorés (bleu, jaune, rouge orangé, vert), évoquant des nénuphars géants, l'installation, intitulée Excentrique(s), comporte un centre animé de miroirs ronds posés au sol, qui réfléchissent la coupole centrale striée de bleu.

Du nord au sud, le visiteur effectue dans la nef du Grand Palais un parcours dans la couleur et la lumière changeant à chaque instant, un cheminement dans un in situ impressionniste, vivifiant comme un plein air de Sisley, insaisissable comme des Nymphéas de Monet aux reflets infinis. Une traversée à sensations.

MONUMENTA 2012 – DANIEL BUREN

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