Votre action a été enregistrée avec succès !

Publiez une expo

Magazine » On a vu

expo_une_favori
expo_cercle_1 INSIDE

11/10/2014 > 11/01/2015

Palais de Tokyo

- PARIS

expo_cercle_3 GARRY WINOGRAND

14/10/2014 > 08/02/2015

Jeu de Paume - PARIS
expo_cercle_4 WILLIAM EGGLESTON

09/09/2014 > 21/12/2014

Fondation Henri Cartier-Bresson - PARIS

Le Lieu Unique accueille le monde de Daniel Johnston

Alice Poujol 8 mai 2012

Le Lieu Unique consacre une exposition au musicien et dessinateur Daniel Johnston. Intitulé Welcome to my World, le parcours montre que le crayon et le micro de cet ovni musical ont souvent travaillé ensemble.

Vue de l'exposition Daniel Johnston © Lieu Unique.

Il s’est fait connaître en distribuant lui-même ses cassettes aux passants. Une voix éraillée par-dessus des enregistrements faits maison. Il n’y a pas vraiment de terme français pour qualifier le style musical de Daniel Johnston. On parle de lo-fi (pour low fidelity), d’anti-folk DIY (pour do it yourself) ou encore de musica povera. Daniel Johnston est le musicien du système D, celui qui fabrique ses albums lui-même, pochette comprise. C’est d’ailleurs sur la pochette d’Hi, How Are You, sorti en 1986, qu’est née sa célèbre grenouille Jeremiah (qui a orné l’un des t-shirts de Kurt Cobain).

Daniel Johnston et sa grenouille Jeremiah © Lieu Unique.

Daniel Johnston, c’est aussi une vingtaine d’albums, des chansons entêtantes comme True Love Will Find You In The End ou encore Devil Town. Sa musique a inspiré des groupes aussi connus que Sonic Youth ou Nirvana. Il a su transformer les bruits parasites en textures, les accidents de sa voix en accentuations, ses déceptions sentimentales en poèmes. On retrouve la même naïveté, la même spontanéité d’exécution dans ses dessins.

Daniel Johnston, Pleasures of the flesh, 2009, courtesy arts factory.

Johnston accumule les références à l’Amérique white trash. Il aime représenter les héros des comics de son enfance : Batman, Captain America, Hulk, Casper. Un panthéon pop personnel auquel il ajoute encore Satan, la femme-tronc ou encore Bob le boxer trépané.

Daniel Johnston, Excuse me people, 2010, courtesy arts factory.

Mais derrière la légèreté apparente des dessins se cache aussi la fragilité de Daniel Johnston qui souffre d’une pathologie mentale assez lourde. Il a effectué plusieurs séjours en hôpital psychiatrique. Les couleurs vives et les bulles pleines d’humour permettent aussi à Johnston d’exprimer ses angoisses et ses obsessions. Jeremiah la grenouille qui représente son innocence gagne plusieurs paires d’yeux et évolue en l’inquiétante Vile Corrupt.

Daniel Johnston, How ugly, 2009, courtesy arts factory.

L’exposition au Lieu Unique montre à quel point les différents éléments de l’univers de Johnston sont liés, articulés. Dessins et photographies côtoient pochettes d’albums et lettres de fans. Un très bel hommage à cet artiste naïf et sensible.

WELCOME TO MY WORLD !

07/04/2012 > 20/05/2012

Le Lieu unique

NANTES

Artiste culte de la scène alternative américaine, Daniel Johnston est né en 1961 à Sacramento. Il vit et travaille aujourd’hui au ...

exposition terminée
PRESSE
MEMBRES
AJOUTER UN COMMENTAIRE