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Un avant-goût d’Art Brussels

Alice Poujol 18 avril 2012

Pour son trentième anniversaire, Art Brussels convie 182 galeries internationales et plus de 2000 artistes.  Du jeudi 19 au dimanche 22 avril, la foire présentera une programmation toujours aussi ambitieuse, mais plus accessible. Jeunes galeries, jeunes talents, art abordable et off… il y en a pour tous les publics et toutes les sensibilités.

Cette année le parcours a été repensé. On entre dans la foire en traversant l’espace First Call consacré aux galeries émergentes. Une manière d’amener le visiteur vers des lieux qu’il n’aurait pas eu le réflexe de parcourir. Disséminées dans le Hall 3, les galeries qui participent au programme Young Talent proposent de découvrir des jeunes artistes. Autre nouveauté : une nocturne, le jour de l’ouverture, permettra au visiteur de parcourir les allées jusqu’à 22h.

Hors les murs mais dans la programmation officielle, la foire propose aussi de découvrir 17 œuvres vidéo diffusées en continu dans les caves de la Reine (Video in the City) et une promenade dans le parc d’Egmont, entre les installations d’Art in the City. Côté galeries, les Français sont moins représentés que lors de la dernière édition. Coup de projecteur sur les œuvres qu’elles présentent. Celles qui nous ont plu. Celles qui nous ont amusés.

Michael DeLucia, Wheel, 2011, courtesy galerie Nathalie Obadia, Paris.

La galerie Nathalie Obadia présente une œuvre de Michael DeLucia. L’artiste new-yorkais aime jouer avec le trompe-l’œil, la superposition et l’hybridation d’objets pour créer des ready-made incongrus. Ici, il utilise les veines du bois d’un tronc d’arbre coupé pour recréer une illusion de perspective. La roue que l’on aperçoit semble déformée.  Un rapprochement esthétique simple en apparence, qui transforme l’œuvre en objet non-identifié.

Tatjana Doll, Pikt Tanz 3, 2009, courtesy galerie Jean Brolly, Paris.

L’artiste allemande Tatjana Doll, représentée par la galerie Jean Brolly, travaille à partir des formes produites par notre entourage urbain. Sur cette toile, elle détourne les pictogrammes qui ornent les portes des toilettes pour les faire danser ensemble. Elle les agrandit, comme pour leur donner une taille humaine, tout en les laissant volontairement inachevés. Une manière de donner une expressivité aux signes qui nous entourent tout en refusant de les enjoliver.

Eric Baudart, Atmosphère, 2011 courtesy galerie Chez Valentin, Paris.

Eric Baudart est exposé à  la galerie Chez Valentin. Cet artiste français aime créer des paradoxes en croisant des réalités tangibles ou des concepts scientifiques. Ici, deux éléments de la vie de tous les jours entrent en contact — même si les sèche-cheveux et l’huile se rencontrent rarement. L’objet est devenu inutilisable. Une expérience du ratage qui annule la fonction de l’appareil et qui modifie son apparence : l’huile le colore et l’aquarium le démultiplie.

Henrique Oliveira, Desnatureza, 2011, courtesy galerie Georges-Philippe et Nathalie Vallois, Paris.

Henrique Oliveira vit et travaille au Brésil. Ses grandes sculptures organiques, parfois très colorées, provoquent des ruptures dans l’espace d’exposition. Dans cette œuvre, présentée à la galerie Georges-Philippe et Nathalie Vallois, il fait surgir entre le sol et le plafond une énorme torsade de bois. Le monde végétal reprend le pas sur l’architecture des hommes. Un truquage monumental qui bouscule le white cube traditionnel.

Un off prolifique vient compléter cette trentième édition d’Art Brussels. La galerie Semiose investit un immeuble Art déco pour présenter ses collections aux côtés des galeries Anne Barrault, Dominique Fiat et Polaris. Le centre d’art Beursschouwburg mettra en place la première édition d’ExperienZ, une plateforme dédiée aux pratiques live. Une semaine pendant laquelle Bruxelles se transformera en exposition géante, d’un éclectisme remarquable.

01/01/1970 > 01/01/1970

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