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Les Pussy Riot emprisonnées, Amnesty International sort ses griffes

Alice Poujol 16 avril 2012

Deux membres présumées du collectif activiste Pussy Riot sont emprisonnées depuis le 3 mars dernier, en Russie. Accusées de « vandalisme en groupe organisé », elles risquent sept ans de prison et la perte de la garde de leurs enfants. Amnesty International les considère comme des « prisonnières d’opinion ».

Elles avancent cagoulées dans les rues de Moscou. Toujours vêtues de couleurs vives, en robes courtes et collants malgré l’hiver, elles font sonner leurs guitares en agitant le drapeau rose. Les Pussy Riot se placent dans la lignée des Riot Grrl, mouvement punk féministe des années 90. Depuis septembre 2011, elles dénoncent la politique de Vladimir Poutine et la restriction des libertés en Russie. Leurs textes, leurs chansons, leurs actions sont réalisés de manière collective, mais on ne sait vraiment ni qui elles sont, ni combien.

Les Pussy Riot sur la Place Rouge de Moscou en 2011 © DR.

Leur musique punk agitée et leurs performances provocantes ont valu aux Pussy Riot plusieurs arrestations et une popularité croissante auprès de l’opposition russe. Elles ont réalisé plusieurs concerts sauvages à Moscou : un dans le métro, un autre sur la Place Rouge, un autre encore non loin d’un commissariat où était emprisonné un blogueur dissident.

Et puis le 21 février, juste avant le début  de l’élection russe, elles sont entrées dans la Cathédrale du Christ-Sauveur de Moscou et ont chanté une prière punk : « Sainte Marie, mère de Dieu, délivre nous de Poutine. » Elles dénonçaient aussi les liens entre Poutine et le patriarche de l’Église orthodoxe russe, Cyrille Ier.

Le 4 mars, Maria Alyokhina et Nadezhda Tolokonnikova ont été arrêtées par la police en tant que membres présumées des Pussy Riot. Elles ont été placées en détention jusqu’au 25 avril, jour de leur procès, et leur libération sous caution a été rejetée. Le 15 mars, une autre membre présumée, Ekaterina Samusevich, a été arrêtée. Aucune d’entre elles n’a reconnu être coupable. Leurs avocats respectifs dénoncent un manque de preuve. Elles risquent jusqu’à sept ans de prison.

Une mobilisation s’est rapidement organisée autour de ces trois incarcérations. Le 8 mars dernier, une marche de soutien a réuni de nombreux manifestants dans 11 villes du monde. Un site de soutien été créé. Il recense toutes les évolutions du procès et diffuse dans plusieurs langues les lettres écrites en prison par Nadezhda Tolokonnikova. La pétition en ligne a récolté près de 1500 signatures. Des manifestations de soutien continuent à avoir lieu, malgré les altercations avec les militants pro-Poutine. Le blog des Pussy Riot (principalement rédigé en russe) reste très actif, et publie quotidiennement des photos des campagnes de soutien : affiches façon street art, œufs décorés, et même matriochkas encagoulées.

Le samedi 21 avril en fin d’après-midi à Paris, le groupe d’artistes Trio Annal (Marie Aerts, Katia Feltrin et Francine Flandrin) organise un happening de soutien. Un défilé sauvage partira de Pan Total, rue de Rivoli, aboutira devant l'ambassade de Russie, boulevard Lannes. Venez cagoulé(e)s.
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