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Petite leçon de sorcellerie au musée de la Poste

Alice Poujol 23 mars 2012

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L’exposition Sorcières – Mythes et Réalités à L’Adresse retrace l’histoire de la sorcellerie, du XVIIe au XXe siècle. Vous avez jusqu’au 31 mars pour découvrir ce parcours didactique avec des toiles mineures, mais des objets fascinants. 
Les sorcières ont toujours existé. Dès l’Antiquité, on trouvait dans les marchés et les échoppes des guérisseuses, envoûteuses, empoisonneuses ou divinatrices qui proposaient leur service. Une sorcellerie commerciale en marge de la magie officielle des oracles. Femmes lettrées, elles consignaient leurs recettes et leurs incantations dans des grimoires.

Sabbats, possessions et procès

Au Moyen Âge, la sorcellerie est reprouvée, mais rarement punie de mort. Il faut attendre l’invention du Diable, aux alentours du XVIème siècle, pour que la sorcière soit clairement identifiée aux forces du Mal. Les persécutions d’envergure commencent. C’est le point de départ du parcours riche en infographie dont le propos est avant tout ethnologique et historique.
Louis Maurice Boutet de Monvel, La leçon avant le sabbat, 1880 © RMN, René Gabriel Ojéd.
La première partie est plutôt décevante. Les peintures exposées ont avant tout valeur de document. Scènes de sabbat, de possession ou d’apparitions démoniaques témoignent du crédit accordé aux légendes de l’époque. On croise Faust et les sorcières de McBeth. Des affiches de films donnent un contrepoint moderne aux œuvres, tout en reprenant certains sujets. Dans l’extrait projeté de Heksen, des sorcières en plein sabbat font bouillir un bébé et embrassent l’arrière-train du diable. L’exposition retrace aussi l’histoire des grands procès en sorcellerie. On relève plusieurs cas de « possession » chez des bonnes-sœurs victimes de prêtres peu scrupuleux. En 1609, Au Pays basque, les femmes de marin aux mœurs légères sont jugées et condamnées pour sorcellerie.

Grigris, potions et maléfices

Le second volet est beaucoup plus troublant puisqu’il contient les preuves matérielles de pratiques magiques. Il réunit un nombre impressionnant d’objets, de plantes, de livres et de bocaux. Ici une vipère plongée dans du formol, là des amanites séchées dans un bocal. Dans les vitrines s’alignent d’autres objets encore plus étranges : cordes de pendu, clous de cercueil, dents de défunt. De célèbres grimoires viennent compléter cette collection macabre. Ils s’appellent Le Grand Albert, Le Petit Albert ou Les clavicules de Salomon. Ils s’achetaient à l’époque sous le manteau d’un vendeur ambulant.

Naïa, la sorcière, carte postale du début XXe siècle, collection H. Berton/ SEREST.
Dans un recoin, on peut apercevoir un Dagyde, sorte de poupée que l’on perce d’épingles, comme dans les rituels vaudou. Autre pièce remarquable : les photos recouvertes de cire et entourées de fils utilisées pour les maléfices.
Figures et figurines du diable, début XXe siècle © Michel Fischer.
Dernière étape du parcours : la maison de Madame P., sorcière du début du XXe siècle. Elle a légué sa collection d’objets magiques à un ethnologue. Dans ce cabinet de curiosité glauque et passionnant est réunie une collection de masques et d’effigies du diable aux traits grotesques. On découvre aussi des poupées crucifiées, les cœurs en tissus ou en terre criblés d’épingles. Dans un coin : un arbre de vie, recouvert de pendeloques et de médaillons est accompagné d’organes génitaux de cerfs. Cette dernière salle témoigne de la persistance des croyances magiques. Alors, ensorcelés ?
SORCIÈRES

23/11/2011 > 31/03/2012

L’Adresse Musée de la Poste

PARIS

Par Belzébuth ! Par Asmodée ! Par Astaroth ! Diables et démons ont quitté leur séjour infernal et établi leur demeure à l’Adresse M...

Exposition terminée
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