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« Néon », des œuvres logées à la même enseigne

Magali Lesauvage 18 février 2012

Des œuvres de qualité font-elles une bonne expo ? Hélas non, preuve en est dans l'exposition Néon – Who's afraid of red, yellow and blue ? à la maison rouge, à Paris (jusqu'au 20 mai).

Le thème, on l'aura deviné, est le néon comme matériau premier de l'œuvre d'art, la période couvrant les années 1940 à nos jours. Un « art de la couleur et de la lumière, du tracé et de la sinuosité », nous annonce-t-on. Mode d'éclairage en tube inventé il y a tout juste un siècle, le néon a envahi l'art des dernières soixante années, au point que sa surreprésentation dans les pratiques artistiques est devenue quelque peu lassante. Utilisé comme support publicitaire, le néon a été rapidement employé par les artistes, dès les années 1940 – ce dont témoigne dans l'expo une œuvre de Gyulia Kosice, composition géométrique abstraite datée de 1946.

Jason Rhoades, Sans titre, 2004 © Courtesy Collection Frank Cohen.

Ligne continue, le néon permet de tracer des compositions abstraites, mimant la peinture. Mais plus encore que pour créer des formes, il a été utilisé afin de tracer des mots – le détournement du néon permettant également de dénoncer l'invasion visuelle de la publicité dans le monde moderne. Joseph Kosuth écrit « NEON » dès 1965, Jason Rhoades suspend les mots issus de son inconscient, Claude Lévêque ordonne « Rêvez ! ».

François Morellet, Enchaînement n. 8, 2011, courtesy galerie Aline Vidal, Paris © ADAGP / François Morellet.

Certains en font usage comme ressource formelle : Carlos Cruz-Diez crée un véritable paysage coloré (Chromosaturation, 1965), Pierre Malphettes sculpte des spirales de Fumée blanche (2011), François Morellet déstructure la quadrature du tableau (Enchaînement n. 8, 2011), John M Armleder déroule les rais lumineux (Voltes V, 2004). Jouant la décontextualisation, Delphine Reist les laisse se briser au sol dans la vidéo Averse (2007), Fritz Panzer les reproduit au fil barbelé (Neon, 2009).

Vue de l'exposition Néon à la maison rouge, Paris.

Sagement alignées les unes à côté des autres et réparties par sections, les œuvres de l'exposition de la maison rouge se contaminent, leurs lumières blafardes ou chaudes se livrent duel et elles finissent par se tuer les unes les autres. Juxtaposées, elles sont réduites à leur caractéristique matérielle, à leur statut d'objet, et se vident de leur sens. La lumière qui émane d'elles devient agressive, en même temps les lignes qu'elles tracent perdent de leur éclat. On déconnecte.

NÉON

17/02/2012 > 20/05/2012

La maison rouge

PARIS

A l’occasion de cette première grande exposition internationale consacrée au néon dans l’art des années 1950 à nos jours, la maison...

exposition terminée
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