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Afrique / Antilles : l’art d’avancer masqué

Aurélie Laurière 15 février 2012

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2011, année des Outre-mer. Le moment, pour le musée Dapper, de jeter une nouvelle fois des ponts entre deux continents. À grand renfort de pièces en provenance du monde entier, de photos et de vidéos, l’exposition Mascarades et Carnavals pointe du doigt de nombreuses similitudes entre les masques d’Afrique subsaharienne et les productions carnavalesques propres aux Antilles. À l’occasion du carnaval, ce jour où tout devient réversible, parcours en images d’un joyeux bal masqué.

Masque-cimier, Boki, Nigéria, bois, fibres végétales, fer, tissu et pigments, musée Dapper, Paris © Archives musée Dapper – photo Mario Carrieri.

Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, les rôles du masque – et par là on désigne aussi bien l’objet que l’homme qui le porte – sont avant tout d’assurer la transmission des connaissances, et de lutter contre les forces négatives. Chez les Ejagham et les Boki du Nigéria ou du Cameroun, l’accès aux rites initiatiques passe par une formation coûteuse au sein de loges puissantes. Le masque y est donc à la fois attribut du pouvoir et moyen d’y accéder.

Masque et costume ndunga, Kongo / Vili, Angola, bois, pigments, raphia et plumes © Collection Wereldmuseum, Rotterdam, Pays-Bas − photo Erik Hesmerg.

En tant qu’attribut du pouvoir, le masque se doit de symboliser une grande force physique, volontiers animale. Cornes, poils, plumes et griffes sont accumulés sur des parures portées à même la peau. Ce ndunga du Congo par exemple, particulièrement impressionnant, se compose d’un habit de plumes surmonté d’un masque de Janus polychrome, auréolé d’une couronne elle-même constituée de plumes.

Masque ejumba porté lors du bukut, Jola, Sénégal, vannerie, coquillages, cornes de bœuf, graines d’Abrus precatorius, restes d’enduit sucré © Paris, musée du quai Branly − photo Patrick Gries / Scala, Florence.

Très important dans la vie d’un homme, le masque sert aussi à affirmer visuellement le passage à l’âge adulte. Au sud du Sénégal, chez les Jola, les adolescents se parent d’un masque imposant, l’ejumba, à l’occasion de la cérémonie ancestrale du bukut. La tête de cet ejumba est composée d’une structure en vannerie surmontée de véritables cornes de bœuf, tandis que son costume est constitué de fibres de raphia. Les appendices sont là pour figurer la force et la virilité du jeune homme.

Masque de Diable rouge, Martinique, Georges Grangenois, 1997, chanvre, casque de moto, cornes et queues de bœufs, fil électrique, grillage, mâchoire de requin, miroirs, plastique et pigments, collection particulière © Archives muse Dapper – photo Hughes Dubois.

L’ejumba fait étrangement penser au Diable rouge, cette figure emblématique des carnavals antillais. Le premier à avoir souligné cette ressemblance n’est autre que le poète Aimé Césaire. À l’origine constitué de papier mâché ou de carton, ce masque peut être aujourd’hui beaucoup plus travaillé, à l’instar de ce modèle rétro-futuriste créé par Georges Grangenois.

Hervé Beuze, Vaval « Nature en crise », tiges de fer à béton, lianes ligaturées de rotin, toile de jute peinte à l’acrylique, collection particulière © Archives musée Dapper  – photo Hughes Dubois.

La star du carnaval, c’est lui. Vaval, ce mannequin géant, brûlé le mercredi des Cendres, cristallise les préoccupations, les revendications et les colères de la population. Le vaval exposé au musée Dapper est une installation créée par l’artiste Hervé Beuze. D’inspiration africaine, cette sculpture mi-homme mi-femme vise à attirer notre attention sur les problèmes climatiques.

Zak Ové , The Devil is White, série « Transfigura », Port of Spain © Zak Ové, 2004.

La photo est également représentée au musée Dapper, notamment au travers des clichés aussi envoûtants que dérangeants de l’artiste trinidadien Zak Ové. Littéralement fasciné par le motif du carnaval, il livre des portraits à mi-chemin entre rêve et réalité. Zombie ? Mort-vivant ? Simple inversion de la réalité ? Chacun aura son interprétation de la photo ci-dessus.

MASCARADES ET CARNAVALS

05/10/2011 > 15/07/2012

Musée Dapper

PARIS

« Mascarades et Carnavals » réunit, pour la première fois, des oeuvres traditionnelles d’Afrique subsaharienne et des créations des...

Exposition terminée
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