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Décès d’Antoni Tàpies, classique insoumis

Magali Lesauvage 7 février 2012

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Antoni Tàpies, l’un des derniers grands peintres du XXe siècle, est décédé hier, le 6 février, à Barcelone, à l’âge de 88 ans. Ainsi s’achèvent près de 70 ans d’une carrière qui débuta sous les auspices du surréalisme, chemina à travers les divers courants de l’art moderne et contemporain, pour finir par constituer un corpus d’œuvres qui le place parmi ces rares classiques insoumis au rang desquels on range aussi son illustre compatriote Pablo Picasso.

Antoni Tàpies devant Franja Negra, 2006, Madrid. Photo : Reuters.

Malmenant la matière, lacérant le support pictural, collant, grattant, griffant, Tàpies utilisait des matériaux dits pauvres, « terriens » (poussière, sable, paille, corde, métal…), et des tons neutres (gris, bruns, noir) pour mieux révéler le caractère sacré de la peinture.

Antoni Tàpies, Creu i copa, 2003. Courtesy galerie Lelong, Paris.

Plus fluides, ses lithographies ramènent son vocabulaire plastique à l’essentiel, tandis que ses sculptures-installations créent des paysages mentaux kafkaïens.

Antoni Tàpies, Cos Lligat, 2010. Courtesy galerie Lelong, Paris.

Ses motifs géométriques récurrents : la croix et des rectangles plaqués sur des toiles sans fond, dont la brutale frontalité s’impose sans détour au spectateur, et qui parfois laissent surgir une forme figurative – un bras, un pied, un visage. Une œuvre au symbolisme puissant, à (re)voir notamment à la Fondation Tàpies, à Barcelone.

Antoni Tàpies, lithographie ; Palla i fusta, 1969, Barcelone, Fundaciò Antoni Tàpies.

Antoni Tàpies, Sans titre. Courtesy galerie Melki, Paris.

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