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Taxidermie, photos sur mesure au Jardin des Plantes

Aurélie Laurière 3 février 2012

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La tendance étant actuellement aux cabinets de curiosités, on prédit un beau succès pour l’exposition Taxidermie au Muséum national d’Histoire naturelle. Jusqu’au 21 mars, vingt clichés retraçant les différentes étapes de l’empaillage d’un animal sont exposés au Jardin des Plantes.

Arrêtons-nous net : l’empaillage ne se pratique guère plus et le mot lui-même doit être rayé de notre vocabulaire. Aujourd’hui, on sculpte à la scie et on modèle au papier de verre des corps de polystyrène. Bref, on naturalise.

Admiratif et discret, le photographe Jacques Vekemans a scruté, une année durant, les gestes du taxidermiste Jack Thiney, à la fois scientifique et technicien, artiste et artisan. Immersion, imagée et commentée, dans son atelier.

Toute taxidermie commence évidemment par la mort d’un animal (ici, un mouflon qui a chuté sur un rocher du zoo de Vincennes). Mais passons directement à l’étape de la maquette. On commence par travailler sur une structure de bois et de métal d’une vingtaine de centimètres pour évaluer les volumes. Selon Jack Thiney, c’est durant cette phase que « tout se joue ».

Évidente, la parenté entre taxidermie et sculpture animalière l’est plus que jamais à cette étape. Humble, Jack Thiney rappelle qu’à ce stade, les questions esthétiques sont loin de prédominer. On distingue nettement, sur le corps du spécimen, des accrocs, des coups de canif et des sillons destinés à accueillir l’armature métallique.

On passe maintenant à l’application des volumes − et à la taille réelle −, soit deux formes carrées en polystyrène compressé que l’on va reprendre à la scie : c’est l’étape du « dégrossissage ». Progressivement, les outils vont s’affiner : scie, couteau, rasoir, rappes en tout genre et, enfin, papier de verre.

Deux heures plus tard, on constate avec admiration que cette méthode du polystyrène, qui fait quasiment l’unanimité aujourd’hui, requiert un véritable engagement artistique de la part du taxidermiste. Mais y a-t-il une place pour les repentirs ? « Pas vraiment, il est délicat de rajouter de la matière sur des surfaces qui ne sont pas planes », répond calmement Jack Thiney.

Il est temps de passer aux essayages et aux retouches ! « Chaque animal est particulier, notre but est de lui tailler un costume sur mesure », explique Jack Thiney. Par certains côtés, la taxidermie se rapproche de la haute couture (sans aucun mauvais esprit). Confiée à un tanneur, la peau est conservée congelée après traitement. Le taxidermiste peut s’autoriser à la décongeler deux ou trois fois, mais pas plus !

L’heure est enfin aux détails. La peau est à la fois cousue et collée sur le corps de polystyrène qui a été préalablement stratifié. Le séchage va durer longtemps − même très longtemps (une centaine d’heures) − et il est impératif d’accompagner la peau durant cette opération. D’où l’utilisation des épingles et autres pinces à linge. C’est aussi le moment de positionner les yeux – en cristal de Bohême s’il vous plaît. Ça y est, le mouflon est prêt à sortir des coulisses du Muséum !

Photos : © Jacques Vekemans.

TAXIDERMIE, DANS LES COULISSES DU MUSÉUM

26/01/2012 > 21/03/2012

Muséum national d’Histoire naturelle – Jardin des Plantes

PARIS

Pendant une année, le photographe Jacques Vekemans a suivi le travail de taxidermie de Jack Thiney, dans son atelier, au Muséum. Exposée...

Exposition terminée
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