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Disparition de Mike Kelley : « I am not a bad boy »

Magali Lesauvage 2 février 2012

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La nouvelle est tombée hier soir, et depuis le petit monde de l’art contemporain est en émoi. L’artiste californien Mike Kelley, 57 ans, a été retrouvé sans vie chez lui, à Los Angeles. Souffrant de dépression depuis de longues années, il semble que cette icône de la scène artistique de la West Coast se soit donné la mort.

Mike Kelley © DR.

Né dans la banlieue de Detroit, Michigan, en 1954, Mike Kelley navigua toute sa carrière entre art, film et musique. Membre de divers groupes dans les années 1970-1980 (notamment Destroy All Monsters ou Poetics avec Tony Oursler, étudiant à CalArts comme lui), il signait en 1992 la pochette de l’album diRty de Sonic Youth.

Pour les amateurs d’art, Mike Kelley c’était des poupées tricotées, agglutinées les unes aux autres en réflexe de survie affective (ainsi dans la série Half-a-man), des performances trash et ritualisées (notamment avec son comparse Paul McCarthy), mais aussi des installations à la fois poétiques et absurdes, comme Kandors Full Set (2008), représentation en verre de la ville natale de Superman, de vastes environnements à la limite entre théâtre et arts plastiques (comme Day is done, à la galerie Gagosian, en 2005), ou de grands dessins muraux.

Mike Kelley, Arena #7 (Bears), 1990.

Mike Kelley, c’était la culture pop versée dans l’art, la terreur du monde contemporain refoulée dans l’ironie, le sabordage de la culture normative, la douceur appliquée à l’anarchisme.

Dans cette interview vidéo pour art:21, l’artiste, qui rejetait la notion d’ « Abject Art » auquel on l’associait, expliquait qu’il n’était pas un « bad boy ». Message reçu.

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