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Youssef Nabil, artiste pile et face

Aurélie Laurière 25 janvier 2012

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Catherine Deneuve, Charlotte Rampling ou Fanny Ardant plus magnétiques que jamais, Tahar Rahim si solaire, mais aussi une foule d’anonymes sublimés et, surtout, des autoportraits réversibles… C’est tout l’univers à la fois kitsch et émouvant du photographe égyptien Youssef Nabil que l’on trouve résumé, en soixante clichés, à la Maison Européenne de la Photographie, jusqu’au 25 mars prochain.

Cette première rétrospective dessine le profil d’un artiste atypique, qui colorise lui-même à la main ses tirages noir et blanc. Quand l’œuvre est à ce point autobiographique, elle ne laisse d’autre choix que celui de parler de son créateur. Portrait, en plusieurs angles, d’un poète de l’intime de plus en plus surexposé.

Youssef Nabil, Cinema, Self portrait, Florence, 2006 © Youssef Nabil / Courtesy galerie Nathalie Obadia, Paris/Bruxelles.

D’un art à l’autre

Tour à tour metteur en scène, peintre et photographe, Youssef Nabil navigue entre plusieurs arts, construisant ainsi une œuvre qui échappe à toute tentative de définition. Si le traitement qu’il réserve à ses tirages argentiques fait de lui un « peintre-photographe », les clichés qu’il obtient, au glamour d’un autre âge, nous projettent instantanément dans l’atmosphère propre aux films classiques égyptiens de son enfance. Mais la dimension cinématographique de ses photos tient également à son goût pour les mises en scène soignées, les poses étudiées, et à son intérêt pour les acteurs en tant que supports de rêveries. Tel un metteur en scène, Nabil a ses comédiens fétiches : les muses aimées d’un côté (Catherine Deneuve, Fanny Ardant, Marina Abramović), et l’alter ego récurrent de l’autre (Tahar Rahim).

Le cinéma, c’est d’ailleurs le premier choc artistique de Youssef Nabil enfant, qui affirme avoir mis un certain temps avant de savoir faire la différence entre fiction et réalité. Devenu grand, c’est cette fois en connaissance de cause qu’il prend plaisir à brouiller les pistes, et à transfigurer, par son seul regard, les êtres dont il capture l’apparence.

Youssef Nabil, You Never Left, 2010 © Youssef Nabil / Courtesy galerie Nathalie Obadia, Paris/Bruxelles.

D’une rive à l’autre

Chez Youssef Nabil plus que tout autre, la photo est lutte contre la dissolution de l’identité. L’identité, c’est d’abord celle des autres. Celle des stars qu’il immortalise au sommet de leur beauté, avant que le temps ne fasse son œuvre. Mais l’identité en jeu, c’est surtout la sienne. Ses autoportraits, si nombreux, sont autant de tentatives désespérées et poétiques de défier la précarité de l’existence. En arrière-fond : Alexandrie, Florence, Istanbul, New York, Paris… L’exil volontaire n’est jamais loin. Youssef Nabil confie d’ailleurs que c’est précisément l’exil qui a fait naître chez lui l’envie de se photographier.

C’est en 2003, alors qu’il est invité à la Cité internationale des arts, à Paris, que le jeune photographe prend la décision de quitter son pays, afin d’échapper à une autocensure dangereusement contagieuse. En 2006, il fait un pas supplémentaire et s’installe à New York, où il réside toujours.

Youssef Nabil, Say Goodbye, Self portrait, Alexandrie, 2009 © Youssef Nabil / Courtesy galerie Nathalie Obadia, Paris/Bruxelles.

D’un projet à l’autre

Malgré la distance, on entend de plus en plus parler de Youssef Nabil de notre côté de l’Atlantique. Cette année, la MEP n’est pas la seule à s’intéresser à son travail. Après avoir bénéficié en 2011 d’une exposition personnelle à la galerie Obadia, à Paris, le photographe fait partie du casting de la grande exposition que l’Institut du monde arabe consacre, au printemps, à la représentation du corps dans les arts visuels arabes. Et quid de la révolution ? Interrogé par Le Quotidien de l’Art, il reste évasif : « Je suis en train de digérer cette année qui vient de passer. Je sais que quelque chose va en sortir, mais je ne sais pas quand ni comment. »

YOUSSEF NABIL

18/01/2012 > 25/03/2012

Maison Européenne de la Photographie (MEP)

PARIS

La Maison Européenne de la Photographie présente la première rétrospective de Youssef Nabil, photographe égyptien passionné de cinéma...

Exposition terminée
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