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Les galeries, c’est permis !

Magali Lesauvage 17 janvier 2012

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« Faire les galeries » est une expression passée dans l’usage courant auprès des jeunes (et moins jeunes) gens branchés art, en quête de l’expo du moment, de l’artiste qui buzze ou de la rétrospective inloupable. Arpenter les galeries parisiennes peut cependant se révéler un véritable parcours du combattant. Chaque mois (ou presque), exponaute vous propose une sélection d’expos en galeries pour vous aider à vous y retrouver. Première mouture 2012, avec dix étapes hautement recommandables.

Gabriele Basilico, galerie Anne Barrault

Le photographe italien Gabriele Basilico, 68 ans, est à la galerie Anne Barrault (22 rue Saint-Claude, 3e, jusqu’au 10 mars), avec une série de photos réalisées à Rio et Shanghai en 2010 et 2011. Où l’on retrouve sa fascination pour les mutations transsubstantiationnelles et la monumentalité du construit humain.

Gabriele Basilico, Rio, 2010-2011.

Taysir Batniji – The World Has Not Arrived, galerie Eric Dupont

Jusqu’au 21 janvier (c’est ce samedi !), Eric Dupont (138, rue du Temple, 3e) présente l’exposition The World Has Not Arrived de l’artiste palestinien Taysir Batniji : à voir notamment, une série de photographies saisissantes, prises dans la bande de Gaza, de maisons bombardées par Israël, présentées comme des annonces immobilières.

Tadashi Kawamata – Under The Water, galerie Kamel Mennour

Vous avez peut-être déjà vu des cabanes de bois dans les arbres des Tuileries, ou même sur la façade du Centre Pompidou ? Il s’agissait (sauf erreur) de l’œuvre de l’artiste japonais Tadashi Kawamata, qui jusqu’au 28 janvier bouleverse les repères du visiteur de la galerie Kamel Mennour (47, rue Saint-André-des-Arts, 6e), immergé sous des structures composées de matériaux de récup’.

Vue de l’exposition Tadashi Kawamata – Under The Water, galerie Kamel Mennour, Paris.

Louidgi Beltrame – Cinelândia, galerie Jousse entreprise

Le jeune artiste Louidgi Beltrame, qui exposait en 2010 à la Fondation Ricard ses énigmatiques vidéos d’un futur enfermé dans le présent, est à la galerie Jousse entreprise (6, rue Saint-Claude, 3e) jusqu’au 6 mars pour présenter deux films inédits, tournés à Rio et Nagasaki, où il est question d’exploration et de formes survivantes.

Pascal Pinaud – Sept ans de réflexion, galerie Nathalie Obadia

Une pincée de suprématisme, un poil de spiritualité, une bonne louche d’humour, et on obtient l’abstraction à la sauce Pascal Pinaud, qui est jusqu’au 25 février à la galerie Nathalie Obadia (3, rue du Cloître St-Merri, 4e) pour Sept ans de réflexion.

Pascal Pinaud, Patère II (11A18), 2011 © Francois Fernandez.

Didier Trenet – Championne de descente, galerie Claudine Papillon

Dessinateur hors pair et créateur de formes souriantes, Didier Trenet est chez Claudine Papillon (13, rue Chapon, 3e) jusqu’au 25 février : « 50 % d’exploit, 50 % de ridicule », nous promet-on. On pourrait y ajouter un pied dans l’art ancien et un doigt dans la prise.

Boris Mikhailov – Tea, Coffee, Capuccino et I am not I, galerie Suzanne Tarasieve

Amateurs de trash tendre et d’humanité vraie, rendez-vous à la galerie Suzanne Tarasieve (deux adresses : 7, rue Pastourelle, 3e, et passage de l’Atlas, 19e) jusqu’au 10 mars pour un face-à-face avec les photographies de l’Ukrainien Boris Mikhailov, qui racontent la réalité sociale des 2000’s dans l’ex-bloc soviétique. Autant dire qu’on n’en ressort pas indemne.

Boris Mikhailov, Untitled from the series Tea, Coffee, Cappuccino, 2000-2010.

Pacific standard time // Paris, galerie Dominique Fiat

On se réchauffe un peu au soleil de Californie à la galerie Dominique Fiat (16, rue des Coutures Saint-Gervais, 3e, jusqu’au 2 février) avec l’exposition collective Pacific standard time // Paris : où l’on voit que l’art made in Los Angeles et alentours va volontiers vers une abstraction post-(lolli)Pop délicieusement acidulée.

Julien Tibéri, galerie Semiose

Le néon dans l’art, vous connaissez ? Que trop, répondrez-vous. Avant cela, il y avait la lampe électrique (merci Edison), et même la lampe à huile (merci qui ?), précise Julien Tibéri dans ses dessins à la Daumier visibles dans sa première expo perso à la galerie Semiose (54, rue Chapon, 3e). Ne pas manquer également ses somptueuses toiles noires grattées, notamment l’expressionnisme cinématographique de Raw Vision, que l’on emporterait bien sous le bras.

Julien Tibéri, Raw Vision, 2011.

Chiharu Shiota – Infinity, galerie Daniel Templon

On s’y était perdu, l’an passé à la Maison rouge, dans la belle installation Home of memory, réseau filaire dans lequel des robes demeuraient suspendues là, comme des chrysalides dans une matrice. Rebelote jusqu’au 18 février chez Daniel Templon (dans l’espace de l’impasse Beaubourg, 3e), pour lequel la Japonaise Chiharu Shiota a conçu une œuvre spécifique, Infinity. On n’en doute pas.

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