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Existe-t-il un style Ecole des Beaux-Arts ?

Magali Lesauvage 3 janvier 2012

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L’exposition 2001-2011 : Soudain, déjà, à l’Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts est forcément parcellaire : seuls 29 artistes sont représentés, sur un total exact de 1086 élèves passés par la prestigieuse institution de la rue Bonaparte pendant la décennie écoulée. Si la manifestation présente principalement des œuvres mises en relation avec les événements contemporains, permet-elle de déceler un style « Beaux-Arts », comme il en exista un au XIXe siècle, personnifié notamment par toute une génération d’élèves d’Ingres ? De manière plus large, comment définir l’art des années 2000 ?

Une école d’art, plus encore aujourd’hui que jamais, se doit d’être un lieu vivant, ouvert, insensible aux dogmes. Paradoxe insurmontable, l’art contemporain a fait exploser les règles de l’art. Comment, dès lors, enseigner ? Hormis les techniques, toujours indispensables, qu’apprend-t-on en école d’art, si ce n’est ce qui ne s’apprend pas, à savoir l’inspiration, ou du moins un certain esprit commun, le fameux Zeitgeist ? Peut-il exister un style associé à une école, si l’on demande à chaque étudiant de se départir de tout académisme ?

Adam Vackar, onomatopoeia, 2011 (second plan : Julien Prévieux). Vue de l’exposition 2001-2011 : Soudain, déjà, à l’Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts, Paris.

« Une mission discrètement héroïque »

Ont été retenues dans l’exposition Soudain, déjà, conçue par le curateur Guillaume Désanges, des œuvres plus ou moins liées à l’histoire contemporaine, écartant inévitablement tout un pan de la jeune création qui, en apparence, n’a cure des événements de son temps – mais toute œuvre d’art n’est-elle pas, aussi éthérée, abstraite ou conceptuelle qu’elle soit, « de son temps », inscrite dans une époque ? Peindre un carré blanc sur fond blanc, par exemple, est (aussi) un geste politique d’une force inouïe. Par ailleurs être artiste, c’est déjà faire un choix qui marque de manière particulière son appartenance au monde.

Emilie Pitoiset, Ordinary experience, 2008 ; Pas de deux, 2010. Vue de l’exposition 2001-2011 : Soudain, déjà, à l’Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts, Paris.

Pour Guillaume Désanges, les artistes de Soudain, déjà font partie d’une « génération qui assume, à son corps défendant, une mission discrètement héroïque : l’entrée dans un nouveau siècle de création », avec en particulier l’événement majeur qui inaugure les 2000’s, à savoir les attentats du 11 septembre 2001. Le commissaire d’exposition rappelle les divers facteurs qui ont marqué le monde et déterminé, à degrés divers, des « manières de faire ». Dans le désordre : les cartes géopolitiques vues et revues, la mondialisation, Internet, la téléréalité, la fin des utopies, les guerres d’Irak et d’Afghanistan, etc.

Tendances

Parmi toutes les propositions sélectionnées, quelques tendances, identifiées par Guillaume Désanges, se dégagent : un retour à la représentation dans une forme volontiers nostalgique (ainsi le retour à la grille, visible dans les peintures de Farah Atassi, ou aux formes simples, chez Simon Boudvin, Adam Vackar ou Aurélie Godard, ou le recyclage des images, par Clément Rodzielski), et une tendance au rétro-futurisme (dans la série Inception de Baptiste Debombourg, et les réminiscences fossiles de Laurent Grasso).

Virginie Yassef, Billy Montana (version brun foncé), 2004-2008. Vue de l’exposition 2001-2011 : Soudain, déjà, à l’Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts, Paris.

On décèle également un rapport différent au savoir, véritable labyrinthe rendu accessible de manière quasi illimitée par Internet (voir les diagrammes de Julien Prévieux ou la « sculpture documentaire » de formes géométriques atypiques, par Raphaël Zarka), pour lequel il faut faire appel à la mémoire (ainsi chez Estefanía Peñafiel Loaiza) et qu’il est nécessaire de trier et d’agencer (comme le fait Isabelle Cornaro dans ses analogies paysagères ou Virginie Yassef dans ses assemblages)… Certains artistes prennent le début de siècle à bras-le-corps : Mathieu K. Abonnenc aborde les questions d’identité nationale, Bertille Bak s’intéresse aux communautés humaines, Clarisse Hahn filme des émigrés kurdes.

A noter, la présence de 17 femmes sur les 29 artistes sélectionnés : une majorité qui ne reflète pas, hélas, la réalité de la représentation féminine, toujours minoritaire, dans les expositions, les collections et les prix organisés en France. Une évolution vers la parité qui marquera, on l’espère, les années 2010.

2001-2011 : SOUDAIN, DÉJÀ

21/10/2011 > 08/01/2012

Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts (ENSBA)

PARIS

2001 – 2011 : SOUDAIN DEJA présente les oeuvres de jeunes artistes ayant fréquenté l’École nationale supérieure des beaux-arts au ...

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