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Les artistes et l’e-reputation, un bon plan com ?

Magali Lesauvage 30 décembre 2011

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L’e-réputation, qu’est-ce que c’est ? D’abord utilisé comme outil marketing appliqué à l’image des entreprises sur Internet, le concept a été repris de manière plus ou moins ironique pour qualifier l’image de certaines personnalités, leur popularité, leur impact sur le web. Les réseaux sociaux, Facebook et Twitter en tête, en sont les outils principaux.

Si les musiciens ont largement investi le www pour y diffuser leurs œuvres, les artistes plasticiens, généralement peu enclins à faire leur propre promotion (en dehors des pros de la com comme Jeff Koons ou Damien Hirst), sont plutôt à la traîne. Question de médium, répondra-t-on : l’expérience de l’art (à l’exception bien sûr de l’art numérique) ne peut se faire convenablement via un écran d’ordinateur ou une tablette tactile, même si la plupart des artistes ont aujourd’hui un site-vitrine sur lequel on retrouve le catalogue de leurs œuvres, la plupart du temps présenté de façon assez ennuyeuse. Question de milieu aussi : le petit monde de l’art est un entre-soi où l’on est assez réticent à la publicité ou au buzz, jugés vulgaires.

Jeff Koons lors de son exposition à Versailles en 2008. © DR.

Cependant certains artistes n’hésitent plus à faire leur « personal branding » sur Internet, comme incite à le faire Alexia Guggémos, journaliste et experte en nouveaux médias, dans un petit livre, Les Réseaux sociaux à l’usage des artistes – Comment promouvoir ses créations et développer sa notoriété sur la toile (éditions Thémistocle). Mais si les exemples cités (Jean-Michel Othoniel, Xavier Veilhan, JR…) concernent des artistes déjà assis sur une réputation bien établie, on doute que pour des artistes de moindre notoriété la fan page Facebook, le compte Twitter ou encore la création de sa propre notice sur Wikipédia aient un impact réel, s’ils ne sont pas déjà précédés d’une reconnaissance critique et publique.

Hormis ces outils servant à l’e-réputation – mais tenir le compte de ses followers n’est peut-être pas la première affaire à laquelle un artiste doit se consacrer –, Internet peut se révéler un terrain d’expérimentations, de réflexion, d’échange et de création. Un vaste champ d’action que de nombreux artistes plasticiens n’ont pas (encore) exploré.

Alexia Guggémos, Les Réseaux sociaux à l’usage des artistes – Comment promouvoir ses créations et développer sa notoriété sur la toile, Paris, éditions Thémistocle, 60 p., 10 euros.

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