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La couleur de Babar : un « vert gai »

Magali Lesauvage 23 décembre 2011

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Les Arts Décoratifs et la BnF célèbrent les 80 ans de Babar avec deux expos pour petits et grands (Les Histoires de Babar et La Fabrique de Babar), et publient un catalogue commun. Michel Pastoureau, grand historien des couleurs, y signe un texte sensible sur sa rencontre avec Babar.

C’est Noël, période de l’année où les plus petits sont particulièrement gâtés, mais aussi moment où les grands retrouvent leurs sensations d’enfant. Parmi nos héros de jeunesse, Babar, l’éléphant un peu bedonnant à costume vert, fait partie des plus attachants. Dans Les Histoires de Babar, le médiéviste Michel Pastoureau raconte cette kermesse bretonne, au début des années 1950, lors de laquelle il gagna un éléphant en peluche, qu’il nomma aussitôt du nom de son héros :

Pour l’enfant de 6 ans que j’étais, tous les éléphants s’appelaient Babar.

Laurent de Brunhoff, aquarelle originale pour les pages de garde de Babar et le livre des couleurs, 1984, New York, Mary Ryan Gallery © DR.

Pourtant Babar n’était pas alors si populaire parmi les jeunes gens : « À dire vrai, il fallait être un peu snob pour offrir un album de Babar à ses enfants. Il fallait aussi en avoir les moyens ». L’auteur rappelle le relatif luxe des albums de Babar. « En 1953, c’était une littérature enfantine pour happy few. » L’une des raisons de la passion du jeune Michel Pastoureau, déjà fasciné par les couleurs : son habit vert. Il préfère également les aventures du roi éléphant à celles de ses contemporains américains Mickey et Donald, alors en noir et blanc, car « il était en couleurs, de belles couleurs franches, posées en aplat, enfermées dans des lignes claires. Parmi ces couleurs, le vert du costume du roi des éléphants tranchait sur toutes les autres ».

Babar, 2011, Lansay fabricant, peluche, collection Nelvana Enterprises © Les Arts Décoratifs. Photo : Jean Tholance.

L’historien décrit ainsi ce fameux vert, qu’il associe au « vert gai » rencontré dans les textes médiévaux sur la couleur, et qui distingue Babar des autres personnages de la bande dessinée (« robe rouge pour Céleste, veste noire et pantalon rouge pour Cornélius, costume marin rouge et blanc pour Arthur, bleu pâle, blanc et rose pour Pom, Flore et Alexandre »). « Le vert de ce costume (…) n’est en rien un vert ordinaire. C’est un vert tendre et sage, une sorte de vert printemps, parfaitement uni et ne tirant ni vers le jaune ni vers le bleu. » C’est aussi sa couleur préférée.

LES HISTOIRES DE BABAR

08/12/2011 > 02/09/2012

Les Arts Décoratifs

PARIS

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Exposition terminée
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