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La littérature en expos : le sacre de l’écrivain

Aurélie Laurière 9 décembre 2011

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Alors que l’euphorie de la remise des prix littéraires est déjà loin, les hommes de lettres ne semblent pas vouloir disparaître de l’actualité culturelle. Cette saison, c’est aux cimaises des musées qu’on les retrouve. Troubadour, mage romantique, intellectuel engagé : depuis la nuit des temps, l’écrivain, le poète, suscite autant de curiosité que d’admiration. Mais qu’en est-il aujourd’hui ? L’homme à la plume fascine-t-il toujours autant ? A en croire la programmation artistique de cet hiver, la réponse est oui. Sélection non exhaustive pour littéraires, mais pas seulement.

Boris Vian enchante la BnF

Impossible d’aborder un tel sujet sans commencer par la très belle exposition que la Bibliothèque nationale de France consacre actuellement à Boris Vian. Écrivain rebelle, musicien talentueux, chanteur, dramaturge, Boris Vian a culturellement tout expérimenté et résume, à lui seul, toute une époque. Une vie nocturne agitée à Saint-Germain-des-Prés, un esprit de liberté et une fantaisie inégalés, une mort prématurée : l’auteur de L’Arrache-cœur réunissait tous les critères pour devenir une légende.

C’est d’ailleurs bien plus l’homme que l’écrivain que la BnF nous donne à voir. Si les manuscrits et les éditions princeps sont présents, les photos privées, les lettres ou encore son costume de scène retiennent l’attention et se trouvent particulièrement mis en valeur par un parcours chronologique. C’est surtout à travers la scénographie que l’œuvre est sensible. Avec son implantation en forme de nénuphars, elle fait directement référence à L’Écume des jours et provoque un choc entre réalité et fiction digne des plus grands romans. Chaque fleur, d’une couleur différente, est dédiée à une étape de la vie de l’auteur. L’occasion d’approcher le mythe de très près.

Archives Cohérie, Boris Vian, Paris, 2011, DR.

Portraits pour un siècle Gallimard et Gisèle Freund, L’Œil frontière : génies photogéniques

L’année dernière, on s’était pressé à l’exposition Portraits d’écrivains à la Maison de Victor Hugo. Cette année, on pourra retrouver les génies sur papier glacé à la Galerie des bibliothèques, qui présente Portraits pour un siècle Gallimard, et à la Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent qui accueille les clichés de Gisèle Freund. Sur les murs de la Galerie des bibliothèques, une soixantaine de portraits d’auteurs – par les plus grands noms de la photographie du XXe siècle : Albert Harlingue, Boris Lipnitzki, Henri Martinie, Jack Nisberg – sont présentés par ordre d’entrée au catalogue Gallimard. Côté scénographie, si la BnF nous permettait d’entrer de plain-pied dans le roman, ici, l’emploi du rouge et du blanc nous offre de pénétrer au cœur du livre dans sa matérialité la plus pure.

Gisèle Freund, Jean Cocteau sous l’enseigne d’un gantier, Paris, 1939, épreuve argentique couleurs, collection Galerie de France © Gisèle Freund / IMEC / Fonds MCC.

Pionnière de la photo couleur, Gisèle Freund a été la photographe par excellence des écrivains de son temps. Normal donc que l’exposition que lui consacre la Fondation Pierre Berger – Yves Saint Laurent, dont le commissariat a été assuré par Olivier Corpet, directeur de l’Institut Mémoires de l’édition contemporaine (IMEC), présente une galerie de portraits pour le moins impressionnante : Paul Valéry, André Gide, Stefan Zweig, Romain Rolland, Colette, Virginia Woolf, James Joyce… Pour résumer, Portraits pour un siècle Gallimard et Gisèle Freund sont deux expositions qui montrent la littérature dans son humanité.

La Maison de Balzac, havre de paix à l’actualité mouvementée

Enfin, preuve par excellence de la persistance de la figure de l’écrivain dans notre paysage culturel et de la vitalité du tandem littérature-exposition, le dynamisme des maisons d’écrivains telles que la Maison de Balzac.

Vue extérieure de la Maison de Balzac © Didier Messina.

Située en plein cœur du 16e arrondissement, à l’écart de l’activité urbaine, la maison du romancier vaut le détour rien que pour la brutale plongée dans le XIXe siècle qu’elle nous fait faire. Mais ne vous arrêtez pas à la quiétude de l’endroit qui organise plusieurs expositions par an, et qui peut indifféremment servir d’écrin à des œuvres contemporaines (celles de Louise Bourgeois l’année dernière) ou proposer une programmation en lien avec la littérature du XIXe siècle (comme, en ce moment, avec Elle coud, elle court la grisette).

Au-delà de ces manifestations ponctuelles, la Maison de Balzac permet toute l’année une rencontre pleine et entière avec l’auteur de la Comédie humaine. L’homme, le romancier, l’amant, l’ami, le journaliste hantent chaque pièce de la demeure à travers les portraits ou bustes personnels, ceux des amis ou le mobilier amoureusement choisi pour Ève Hanska. Un élément retient tout particulièrement l’attention : le modeste bureau en noyer sur lequel Balzac a écrit l’intégralité de ses chefs-d’œuvre, et à côté duquel le visiteur fétichiste se délectera de trouver l’authentique cafetière du romancier. Une belle immersion dans l’univers de l’écrivain.

BORIS VIAN

18/10/2011 > 15/01/2012

BnF - Bibliothèque nationale de France – site François-Mitterrand

PARIS

Peu reconnu de son vivant (1920-1959), Boris Vian est découvert de façon posthume, quand Jean-Jacques Pauvert réédite L’Écume des jou...

Exposition terminée
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