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L’Écossais Martin Boyce, artiste dans l’air du temps, remporte le Turner Prize 2011

Magali Lesauvage 6 décembre 2011

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Le Turner Prize a été remis hier soir à l’Écossais Martin Boyce. Un artiste dans l’air du temps, pour un prix sujet à controverses.

Martin Boyce au BALTIC Centre For Contemporary Art. Photo: Colin Davison. www.rosellastudios.com.

En France, on a le Prix Marcel Duchamp. Les Britanniques ont le Turner Prize, organisé par la Tate et remis chaque année depuis 1984 à un artiste britannique de moins de cinquante ans pour récompenser le travail réalisé pendant l’année écoulée. L’un et l’autre n’ont pourtant, en terme de notoriété, aucun rapport. Si le nom de l’artiste contemporain récompensé par les membres de l’ADIAF (association de collectionneurs français) ne dépasse pas les limites du petit cercle de l’art, celui ou celle qui reçoit le fameux Turner est connu de (presque) tous ses concitoyens. Les nominations provoquent des débats enflammés dans la presse outre-Manche, que ce soit dans les quotidiens, à la radio et même à la télévision – la cérémonie de remise du prix est retransmise en direct sur la chaîne Channel 4. Ce qui ne veut pas forcément dire que les Britanniques s’intéressent beaucoup plus à l’art de leur temps que les Français. Peut-être la patrie des bookmakers a-t-elle plus le goût des paris, du jeu, de la controverse…

Martin Boyce, Do Words Have Voices, 2011. Vue de l’exposition BALTIC presents Turner Prize 2011, BALTIC Centre For Contemporary Art, Gateshead.

Le Turner Prize 2011 a été remis hier soir à Martin Boyce, sculpteur de 44 ans né à Glasgow, en Écosse, par un jury dirigé par Penelope Curtis, directrice de la Tate Britain. L’artiste, plutôt outsider que favori, touchera la somme de 25.000 livres (environ 29.200 euros), et succède ainsi, entre autres, à Gilbert & George, Tony Cragg, Richard Long, Anish Kapoor, Anthony Gormley, Steve McQueen, Wolfgang Tillmans, Martin Creed, Jake et Dinos Chapman, Richard Wright… Il est récompensé pour une sculpture, Do Words Have Voices, exposée au BALTIC Centre for Contemporary Art de Gateshead aux côtés des œuvres des autres nommés – Karla Black (notre favorite), Hilary Lloyd et George Shaw (voir le reportage d’Arte à Gateshead), qu’il définit comme « un paysage étrange – un bouleversement du monde intérieur et extérieur ».

Voir la vidéo de présentation de Martin Boyce par Channel 4 (en anglais) :

Martin Boyce s’inspire dans son travail du design et de l’architecture constructivistes, utilisant notamment le motif de la grille, essentiel dans l’esthétique moderniste, et emploie de manière récurrente certains matériaux : néons, grilles de ventilation, grillage. Un travail très formaliste, qui fait appel à des références vingtièmistes en vogue, par un artiste originaire de Glasgow, ville qui confirme son dynamisme artistique en livrant pour la troisième année consécutive un lauréat du Turner Prize. Un prix dans l’air du temps.

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