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Bâle : parcours dans la ville aux trésors

Magali Lesauvage 2 décembre 2011

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Bâle : sa foire d’art contemporain (Art Basel), son grand champion (Roger Federer), son fleuve majestueux (le Rhin). Et, ce qui nous intéresse ici, ses musées. La cité suisse, patrie d’Erasme, Holbein et Jean Tinguely, ne compte que 170.000 habitants, mais peut se vanter d’une impressionnante densité d’institutions culturelles au mètre carré. La raison principale : une tradition de mécénat qui remonte au Moyen-Âge et se poursuit aujourd’hui via les grandes entreprises, notamment pharmaceutiques, implantées là (Hoffmann-La Roche notamment).

En plein cœur de l’Europe, située dans un pays, la Suisse, où les collectionneurs sont nombreux mais plutôt discrets, Bâle est une grande capitale culturelle européenne. Visite de quatre lieux d’art phares.

. Le Kunstmuseum

Institution majeure, le musée d’art abrite l’une des plus anciennes collections d’art occidentales. Le noyau de la collection a été constitué autour du cabinet Amerbach, acquis par la ville de Bâle dès 1661. A ne pas manquer dans les larges salles du sévère bâtiment construit dans les années 1930 : la plus grande collection de peintures de Holbein le Jeune (notamment le Christ mort) et de maîtres de la Renaissance allemande (Lucas Cranach, Hans Baldung, Mathias Grünewald…), une flopée de chefs-d’œuvre modernes (par Manet, Van Gogh, Gauguin…) et des pièces d’artistes contemporains.

Hans Holbein le Jeune, Portrait de Boniface Amerbach, 1519, Bâle, Kunstmuseum.

Financée à parts égales par la ville et la Fondation Laurenz (responsable du Schaulager, voir ci-dessous) pour un budget total de 100 millions de francs suisses (environ 81 millions d’euros), l’extension du bâtiment, dessinée par Christ & Gantenbein Architekten, est prévue pour 2016.

A voir jusqu’au 22 janvier 2012, une rétrospective des paysages de Max Beckmann, en attendant, au printemps, l’exposition consacrée aux premières années de Renoir.

. Le Museum Tinguely

Situé sur les bords du Rhin et accessible notamment par le délicieux parc de la Solitude, le Museum Tinguely, qui vient de fêter ses quinze ans, est un lieu magique. La somptueuse sculpture-fontaine de Jean Tinguely qui orne l’entrée du musée donne le ton : ici on allie la beauté et le machinique, l’esthétique et le ludique, la poésie et le concret. Construit par Mario Botta, le bâtiment, à l’extérieur assez austère, se révèle très agréable à la visite, avec ses larges ouvertures lumineuses, sa rampe d’accès ouvrant sur le fleuve tumultueux, ou sa mezzanine permettant un surplomb sur les espaces d’exposition temporaire.

Ce qu’on y aime surtout, c’est la collection de sculptures de l’artiste suisse, activables (un gros bouton placé à côté de chaque œuvre permet de faire bouger les sculptures). Ne pas manquer, jusqu’au 29 janvier 2012, la fascinante rétrospective de l’artiste américain Robert Breer, décédé l’été dernier : ses fameux Floats, des sculptures mobiles au design minimal cheap, et ses films d’animation à la fois drôles et hypnotiques. A suivre, à partir du 22 février, Edward Kienholz, auteur d’un répertoire de formes contemporaines terrifiantes.

Musem Tinguely, Bâle. © Museum Tinguely, Bâle.

. La Fondation Beyeler

Située plus exactement à Riehen, dans la banlieue bâloise, la Fondation créée par Ernst Beyeler, grand galeriste et collectionneur, a été inaugurée en 1997 dans un bâtiment japonisant tout en longueur, entre ville et nature, conçu par Renzo Piano. La prestigieuse collection d’art moderne, qui compte pêle-mêle des Cézanne, Giacometti et Kandinsky, et de nombreux Paul Klee, Fernand Léger, Picasso et Mondrian, dialogue dans ce cadre privilégié avec les champs et les nymphéas alentour.

Les expositions qu’on y visite recèlent généralement leur lot de chefs-d’œuvre. Actuellement, le Surréalisme à Paris, expo resplendissante mais un peu sage, ne laisse pas le visiteur sur sa faim, avec, au choix, une Poupée de Hans Bellmer, les étranges paysages de Max Ernst, et une série impressionnante de toiles de Salvador Dalì. En parallèle, des œuvres tardives de Louise Bourgeois illuminent les collections permanentes.

Fondation Beyeler, Riehen © Mark Niedermann.

. Le Schaulager

A la fois incontournable et mal connu, le Schaulager est un lieu d’art unique au monde. Véritable bunker géant bâti par les architectes bâlois Herzog & de Meuron, l’édifice anguleux aux murs aveugles est situé entre deux bretelles d’autoroute. Qu’y trouve-t-on ? Tout simplement l’une des plus importantes collections d’art contemporain, celle de la Fondation Emanuel Hoffmann, initiée par Maja Hoffmann-Stehlin (devenue Maja Sacher), où les œuvres sont préservées et chouchoutées.

Chaque année : une exposition, un artiste majeur de notre temps. Les centaines de mètres carrés d’espaces d’exposition ont déjà accueilli Dieter Roth, Robert Gober, Jeff Wall, Tacita Dean, Francis Alÿs, Matthew Barney… Toujours à la pointe, le Schaulager accueillera en 2012 le vidéaste/cinéaste Steve McQueen.

Schaulager, Herzog & de Meuron. © Adrian Fritschi.

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