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À la FIAC, l’artiste Julien Nédélec entre dans le radar

Magali Lesauvage 22 octobre 2011

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La FIAC : ses VIP, son chic, son glam, mais aussi ses chocs, son trash. A rebours du trop-plein d’objets, l’exposition de Julien Nédélec, sur le stand de la galerie ACDC, lave le regard. Plus blanc que blanc.

Vue de l’exposition Julien Nédélec, Comme une soucoupe qui ricocherait sur l’eau, FIAC 2011. Courtesy galerie ACDC, Bordeaux. Photo : Aurélien Mole.

A la veille de la clôture de la Foire Internationale d’Art Contemporain, faisons les comptes. Cette année, 168 galeries représentées, que multiplie une vingtaine (voire 50…) œuvres par stand. Soit plusieurs milliers d’œuvres réparties sur la dizaine de milliers de mètres carrés du Grand Palais – sans compter celles présentées hors-les-murs, aux Tuileries et au Jardin des Plantes. Ceux qui vous diront avoir tout vu, soupesé et apprécié à sa juste valeur vous mentent. C’est littéralement impossible de tout voir dans de bonnes conditions (en particulier les vidéos, que l’on zappe rapidement), il faudrait y passer des mois…

Face à la pléthore visuelle, rapidement on cherche l’air, le vide. Aussi quand, au détour d’une cimaise, apparaît un stand aux murs quasi vierges, c’est presque un soulagement pour l’œil. Et si, de surcroît, l’artiste présenté en solo show ne se la raconte pas trop tout en produisant un travail qui séduit tant du point de vue formel que conceptuel, on décide de s’y attarder cinq minutes.

L’artiste, c’est Julien Nédélec. La galerie, ACDC, de Bordeaux. Le principe est simple : représenter une forme dont on n’a pas de trace tangible (photo ou vidéo), uniquement grâce à la description de ceux qui l’ont vue. Cette forme, c’est celle d’une « soucoupe volante », expression utilisée pour la première fois par Kenneth Arnold, aviateur américain, en 1947. Par la suite, les descriptions de ceux qui prétendaient avoir vu un OVNI « pour de vrai » ont beaucoup divergé : une croix (!), un cube, une quille… A chaque fois, une forme simple, facilement dessinable.

Julien Nédélec a découpé dans de grands posters le portrait-robot de l’OVNI dessiné par Kenneth Arnold. Mis à disposition des visiteurs – clin d’œil anti-consumériste qui jure en pleine FIAC –, le tas de feuilles est voué à disparaître. D’autres formes ont été reproduites en céramique blanche, et flottent légèrement sur les cimaises, auréolées de couleurs vives. Blanc sur blanc : on est ici un peu chez Malevitch. Un homme s’approche, nous fait une description précise de l’une d’entre elles, puis repart. On n’en saura pas plus. Les objets, comme leur sens, restent non-identifiés.

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