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Foires : FIAC sélect et « off » chics

Magali Lesauvage 18 octobre 2011

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Quelques jours après la Frieze Art Fair de Londres, qui a affiché cette année une belle santé, et quelques semaines avant Art Basel Miami Beach, la FIAC et ses foires off ponctuent la rentrée de l’art. Que voir, que faire ? Demandez le programme.

Fini la Cour Carrée du Louvre, la FIAC se concentre cette année en son vaisseau-amiral, le Grand Palais, en plein centre de la capitale. Avec près de 30 galeries en moins que l’an passé (sur un total de 164), on annonce une foire plus dense, plus internationale (68 % de galeries étrangères, contre 62 % en 2010), et renouvelée (37 participent pour la première fois ou sont de retour).

Qu’elles soient à thème (comme par exemple Thinking hands, chez Chantal Crousel, avec des œuvres d’Allora & Calzadilla, Mona Hatoum, Gabriel Orozco…), monographiques ou duettistes (Andro Wekua sur le stand de la New Yorkaise Barbara Gladstone, Berdaguer & Pejus à la galerieofmarseille…), les expositions des galeries présentes à la FIAC tentent comme chaque année de ménager la surprise, de manière à attiser la curiosité des primo-acheteurs comme des collectionneurs patentés.

Mais les quelque 10.000 m² du Grand Palais restent cependant encore insuffisants pour une foire qui rivalise désormais avec les plus grandes, et accueille chaque année un flot ininterrompu de visiteurs – même si le tarif d’entrée à 32 euros semble bien destiné à dissuader les simples curieux. C’est donc pour mieux s’échapper du palais de verre et de métal de l’avenue des Champs-Elysées – et faire de la FIAC une foire pleinement ancrée dans la ville – qu’a été mise en place une programmation hors-les-murs, non seulement au Jardin des Tuileries, comme c’est le cas depuis plusieurs années, mais aussi au Jardin des Plantes.

A voir dans le plein air parisien, l’aile d’avion ajourée de Camille Henrot, les sculptures en fougère de Laurent Le Deunff ou la Maison Métropole de Jean Prouvé. Le Cinéphémère, container à projections, reprend par ailleurs sa place aux Tuileries, pour une programmation de 40 films d’artistes, tandis qu’à proximité, l’Auditorium du Louvre et le Jeu de Paume proposent des performances.

En off, faire la différence

Difficile, pour les diverses foires off qui ont poussé récemment à l’ombre de leur grande sœur, de se faire une place. Celles qui s’en sortent le mieux sont celles qui affichent un parti pris radical. C’est le cas de Show Off, qui pour sa 6e édition prend ses quartiers en contrebas du Grand Palais, sur le Port des Champs-Elysées. La foire fondée par Vanessa Quang et Victor de Bonnecaze se veut « chaleureuse », et propose uniquement des « solo shows » : un stand, un artiste.

Slick, qui se déploie sur l’esplanade située entre le Palais de Tokyo et le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, multiplie les événements autour de la foire : cinémix, performances, installation extérieure lumineuse… A l’autre bout de la Seine, près de la gare d’Austerlitz, la Chic Art Fair investit la somptueuse Cité de la mode et du design dessinée par Jakob + McFarlane, et mêle art contemporain, design et photo. Enfin, parmi les petites dernières, la foire Cutlog, à la Bourse de Commerce, a reçu le patronage du Ministère de la Culture et décerne dorénavant un prix ARTE/Cutlog. Comme ses consœurs, elle a maintenant tout d’une grande.

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