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33 révolutions par minute : rendez-vous étourdissant au Centre Pompidou

Aurélie Laurière 12 octobre 2011

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Si, cet automne, votre soif d’expositions vous mène au Centre Pompidou à la rencontre d’Edvard Munch ou de Cyprien Gaillard, peut-être pouvez-vous prolonger votre escapade le temps d’un détour. Du 13 au 30 octobre, avec 33 révolutions par minute, l’artiste Arnaud Maguet inaugure une nouvelle série de lectures, performances et concerts, dans le cadre des « Rendez-vous du Forum ».

Un cycle de rencontres
Initiés en 2010 avec pour principe le dialogue – entre les médiums, les disciplines, les artistes et les publics –, ces rendez-vous d’un genre un peu particulier témoignent de la volonté du Centre de s’ouvrir à la création contemporaine sous toutes ses formes. Réunis autour d’une personnalité invitée, des artistes d’horizons divers viennent à la rencontre des visiteurs le temps d’une conférence, d’une performance, d’une projection ou d’un concert…

Arnaud Maguet, un artiste qui ne tourne pas en rond
Cette fois-ci, c’est au tour d’Arnaud Maguet de fédérer musiciens, plasticiens et performers. Nourri aux subcultures des années 50 à 70, l’artiste alterne entre les pratiques scénique, éditoriale et plastique. Fortement influencé par la sphère musicale, en particulier par le rock’n’roll et ses nombreuses variations, mais également par la littérature underground et le cinéma populaire, Arnaud Maguet construit une œuvre protéiforme dont la clé de voûte serait une esthétique garage ou punk. Installations, bandes-son, pochettes de disque, affiches de concert, vidéos ou photographies : le jeune artiste touche à tout sans jamais tourner en rond.

Quatre propositions pour trente-trois révolutions
Pour 33 révolutions par minute, Arnaud Maguet a imaginé un dispositif constitué de quatre propositions qui ont en commun le mécanisme de rotation et de « révolution ». Chaque jour à 19h, les artistes sont invités à entrer dans un cube de bois baptisé In my room pour jouer ou performer. De leur côté, les spectateurs peuvent y pénétrer le temps d’un karaoké noise ou guetter l’événement de l’extérieur. Ceux qui aiment s’installer confortablement peuvent également suivre la scène depuis la Salle de projection dans laquelle concerts, lectures et performances, filmés par des caméras de surveillance, sont retransmis en direct. On peut aussi méditer devant Le King n’est plus qu’une silhouette, un portrait d’Elvis Presley doré à la feuille Ferrero Rocher, éclairé trente-trois fois par minute, ou Fear of the black planet, un ballet de transistors-satellites en orbite autour d’une sphère de lumière noire. Des Beach Boys à Public Enemy, 33 révolutions par minute se propose donc de solliciter autant nos oreilles que nos yeux. Un rendez-vous qui vaut le détour.

Pour le programme détaillé, cliquez ici.

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