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L’étrange et le familier de Françoise Pétrovitch au Musée de la Chasse

Magali Lesauvage 10 octobre 2011

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Lieu fascinant, le Musée de la Chasse et de la Nature accueille les œuvres hybrides de Françoise Pétrovitch, animaux de contes à l’innocence ambiguë. Visite de cet antre de l’étrange et du familier.

Entre les Archives nationales, bâtiment austère aux murs aveugles qui renferme les incunables de l’Histoire de France, et le Marché des Enfants rouges, épicentre de la bourgeoisie bohème parisienne, se niche l’un des musées les plus précieux de Paris. Le Musée de la Chasse et de la Nature, à l’intitulé certes peu avenant, reste hélas méconnu. Consacré en réalité plus à la nature (en particulier au règne animal) qu’à la chasse, le musée privé, installé dans deux hôtels particuliers mitoyens (les Hôtels de Mongelas et Guénégaud), est un cabinet de curiosités exceptionnel, un écrin hanté de centaines d’objets oscillant entre nature et culture, science et inconscience, passé et présent.

Terrain de chasse livré à l’attention du visiteur, le musée recèle toiles de maîtres et naturaliae, instruments de chasse et taxidermies, armes et céramiques. Décidée à renouveler son public, l’institution invite, depuis sa réouverture en 2007, des artistes contemporains à investir les lieux. Une partie des acquisitions est d’ailleurs dédiée à l’art d’aujourd’hui, les artefacts des créateurs actuels (Jan Fabre, Tania Mouraud, Jeff Koons, Mark Dion…) se confondant malicieusement dans le parcours des collections permanentes.

Cet automne, l’artiste Françoise Pétrovitch, auteure de dessins lavés, de gravures délicates et de céramiques tragiques, dissémine ses œuvres du sol au plafond du musée. A dénicher, trônant sur un guéridon, dissimulés dans une vitrine ou isolés dans un tiroir, les objets de Françoise Pétrovitch font appel au rapport intime que chacun entretient avec l’état d’animal, évocation inquiétante ou présence rassurante.

L’artiste s’est approprié de manière à la fois remarquable et discrète ces pièces en enfilade aux noms énigmatiques – Cabinet de la Licorne, Salon bleu, Salle des Trophées, Cabinet des Oiseaux de proie… –, pour y déposer sans ostentation un buste de lapin émaillé, une paire de chaussons rouges de petit chaperon, une fragile poupée de verre soufflé, des « bambines » causant ou un « renard du Cheshire » (référence explicite au chat d’Alice au Pays des Merveilles de Lewis Carroll). Un dialogue réussi entre l’étrange et le familier.

FRANÇOISE PETROVITCH

02/09/2011 > 22/01/2012

Musée de la chasse et de la nature

PARIS

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Exposition terminée
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