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C’est la rentrée des galeries ! Sélection d’expos à Paris

Magali Lesauvage 14 septembre 2011

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Après un mois d’août à huis clos, les galeries parisiennes rouvrent leur porte en ce début septembre pour présenter leur exposition de rentrée. Exercice important car il annonce un peu la couleur de la saison à venir — et surtout celle de la FIAC (et des ses foires bis), à visiter au Grand Palais fin octobre, rendez-vous majeur de l’année pour les galeristes. Sélection (subjective) de six expos à ne pas rater cet automne.

John Wood & Paul Harrison, Bored Astronauts on the Moon, à la galerie Martine Aboucaya (jusqu’au 22 octobre)
On n’est jamais loin de la catastrophe, mais pourtant tout tourne rond chez Wood et Harrison, duo d’artistes britanniques hilarants qui présentent chez Martine Aboucaya plusieurs dessins et vidéos récents. Une feuille de papier nous indique placidement sa propre suffisance (« This piece of paper says it all »), tandis que le film 10 x 10, travelling de 15 minutes, nous fait traverser de haut en bas un immeuble de bureaux dans lesquels se passent d’étranges micro événements. Dans Bored Astronauts on the Moon, on voit les deux compères, en combinaison spatiale, s’ennuyer ferme dans un décor lunaire. Est-ce un canular ? « De leur atelier de Bristol, ils nient farouchement cela », nous dit-on. A voir…

Piège pour un voyeur, à la galerie Patricia Dorfmann (jusqu’au 24 septembre)
Autour d’une performance historique de Michel Journiac, décédé en 1995, la galerie Patricia Dorfmann organise une exposition-réactivation de l’œuvre de l’artiste, qui présentait en 1969 une cage de néons dans laquelle était enfermé un homme nu. Autour de celle-ci, sur laquelle le spectateur, ébloui et/ou pudique, peine à fixer les yeux, sont déployés les magnifiques Icônes du temps présent de Journiac, images d’une homosexualité sanctifiée, ainsi que des œuvres érotiques de Rebecca Bournigault, Wilfried Mille & Ida Tursic, et du collectif France Fiction.

Candida Höfer, Erinnern / Vincent Ganivet, Noli me tangere, à la galerie Yvon Lambert (jusqu’au 8 octobre)
D’un côté, les photographies de Candida Höfer, 67 ans, glaçantes de stricte frontalité, garantes d’un patrimoine que l’on imagine figé pour l’éternité, et d’une certaine typologie architecturale de l’autorité culturelle (bibliothèques, musées, théâtres…). Face à celles-ci, les constructions éphémères de Vincent Ganivet, 35 ans, fontaines de vaisselle singeant le grandiose versaillais et ogives monumentales de parpaings d’une fragilité extrême. L’équilibre parfait.

Laurent Le Deunff, à la galerie Semiose (jusqu’au 8 octobre)
Depuis Barye et Pompon, la sculpture animalière est, il faut bien le dire, quelque peu tombée en désuétude. A quelques exceptions près, comme le soulignait cet été l’exposition Safari (au musée des Beaux-Arts de Nantes, jusqu’au 25 septembre). Le jeune artiste bordelais Laurent Le Deunff fait partie de cette génération qui trouve dans l’animal une source de matière (os, dent), ou des motifs de représentation (ici des accouplements de formes).

Dewar & Gicquel, Sculptures sur bois, tapisseries et céramiques 2010-2011, à la galerie Loevenbruck (jusqu’au 15 octobre)
Avec un titre qui évoque plutôt une foire d’antiquaires qu’une exposition d’art contemporain,  les artistes Daniel Dewar et Grégory Gicquel jouent la carte de la sincérité. Cependant, s’ils font en effet leurs des médiums traditionnels (bois, tapisserie, céramique, donc), c’est pour mieux les passer à la moulinette de leurs désirs formels, et au final, faire du neuf avec du vieux, révélant par exemple dans une céramique recuite une modernité insoupçonnée.

Diogo Pimentão, Longueur sans largeur / Point sans partie, à la galerie Schleicher+Lange (jusqu’au 29 octobre)
Subtilement, l’artiste portugais Diogo Pimentão démontre qu’un dessin n’est pas forcément un assemblage de formes sur un plan, mais peut aussi être sculpture, transition, durée. L’accès à la troisième, voire à la quatrième dimension passe par diverses translations, projections, extensions du dessin et de sa matière même, ici le graphite. Le résultat oscille entre sculpture minimale et brouillon conceptuel. Simple et complexe à la fois.

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