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Lieux d’art privés en France : suivez le guide

Magali Lesauvage 5 septembre 2011

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Pas facile, en France, de créer un lieu d’art privé. Si l’on n’a pas derrière soi une société florissante, comme c’est le cas pour la Fondation Cartier pour l’art contemporain, on peut même être tenté de mettre les voiles pour l’étranger, comme le milliardaire François Pinault, qui a choisi la lagune vénitienne au lieu de l’île Seguin, à Boulogne-Billancourt, pour y présenter les œuvres de sa monumentale collection d’art contemporain.

D’Alex, en Haute-Savoie, à la Fondation d’entreprise Ricard, à Paris, de la fondation familiale au mécénat d’entreprise, détour en France par cinq lieux d’art privés aux particularités bien spécifiques.

. La Fondation Salomon (Alex, Haute-Savoie) : l’art dans le pré
Fêtant cette année ses dix ans d’existence, la Fondation Salomon a été créée par Claudine et Jean-Marc Salomon, grand collectionneur, architecte et héritier du fameux groupe Salomon de fournitures sportives. Etablie dans le château d’Arenthon, à Alex, non loin du lac d’Annecy, elle bénéficie d’un décor naturel exceptionnel, au creux d’une vallée verdoyante, et de la proximité de la Suisse et de l’Italie pour attirer un public varié.
Dès son inauguration en 2001, la Fondation Salomon a souhaité marquer les esprits en présentant une quarantaine d’œuvres du loufoque duo britannique Gilbert & George. Un parc de sculptures déploie des œuvres de Jan Fabre, Olafur Eliasson, Giuseppe Penone… Plutôt axées sur la peinture, les expositions ont vu se succéder des rétrospectives de Jacques Monory, Philippe Cognée ou Samuel Rousseau. A voir actuellement jusqu’au 6 novembre 2011, le peintre Paul Rebeyrolle.

. La Maison rouge – Fondation Antoine de Galbert (Paris) : le cabinet du collectionneur
A l’origine de toute fondation d’art privée, ou presque, se trouve une collection exceptionnelle. C’est le cas de celle d’Antoine de Galbert (l’un des héritiers du groupe Carrefour), ancien galeriste et amateur d’art dont la collection d’art contemporain et ethnographique est très reconnue — elle fera d’ailleurs l’objet d’une exposition, intitulée Ainsi soit-il, à partir du 6 septembre au Musée des Beaux-Arts de Lyon.
Située dans une ancienne usine du quai de l’Arsenal, près de la Bastille, la Maison rouge, avec ses murs cramoisis et son patio lumineux, évoque une sorte de pousada contemporaine. Depuis son inauguration en 2004, elle a présenté des collections privées (Harald Falckenberg, Sylvio Perlstein, les Lemaître), des solo shows (Berlinde de Bruyckere, Andy Warhol, Henry Darger), et de nombreuses expositions thématiques (Sots Art, Tous cannibales, ou My Winnipeg actuellement, jusqu’au 25 septembre 2011).

. La Fondation Maeght (Saint-Paul-de-Vence) : l’art moderne en famille
L’une des plus anciennes de France encore en activité, la Fondation Maeght (prononcer mag), qui affiche plus de 200 000 visiteurs par an, n’a rien à envier aux musées environnants de la Côte d’Azur, bien qu’elle ne reçoive aucun subside de l’Etat. Inaugurée en 1964 par André Malraux, elle est créée à l’initiative de Marguerite et Aimé Maeght, marchands d’art, et est conçue par l’architecte catalan José Lluís Sert, qui fait appel aux plus célèbres artistes de son temps (Chagall, Miró, Giacometti, Braque…) pour y inclure des créations originales.
Havre de paix, la Fondation présente des expositions d’une qualité exceptionnelle, centrées sur l’art du XXe siècle. A voir jusqu’au 13 novembre, l’œuvre du sculpteur espagnol Eduardo Chillida.

. La Pinacothèque (Paris) : le lieu des expos blockbusters
Menée par la personnalité controversée de Marc Restellini, historien de formation mué en véritable entrepreneur de la culture, la Pinacothèque, située place de la Madeleine à Paris, a su s’imposer en quelques années comme l’un des lieux d’exposition majeurs de la capitale, malgré les critiques qui ont fusé dès son inauguration en 2007.
Si le choix de présenter des expositions « poids lourd » en a fait grincer plus d’un, certaines d’entre elles, comme Pollock et le chamanisme, en 2009, ou Edvard Munch, en 2010, ont permis au lieu de faire ses preuves.Depuis janvier 2011, la Pinacothèque bénéficie de 3000 m2 supplémentaires et s’est dotée de prêts prestigieux (Brueghel, Monet, Van Gogh…) de collectionneurs privés et d’institutions. Une certaine folie des grandeurs qui secoue le milieu très conservateur des musées. A voir jusqu’au 16 septembre, les Esterhazy, princes collectionneurs.

. La Fondation d’entreprise Ricard (Paris) : l’entreprise au plus près de la création contemporaine
Lieu d’expo exigeant et branché, situé dans un quartier très huppé, entre la place de la Concorde et la rue du Faubourg Saint-Honoré, la Fondation d’entreprise Ricard poursuit une tradition de soutien à la création contemporaine engagée depuis les années 1960 par le fondateur de la société, Paul Ricard.
Chaque année depuis 1999, la Fondation Ricard met en avant de jeunes artistes en pleine ascension (récemment Christelle Familiari, Ariane Michel, Louidgi Beltrame), et organise des expositions thématiques, avec chaque automne une expo collective, au terme de laquelle un prix est attribué à l’un des artistes présentés. Avec, en complément, une programmation de conférences, lectures et performances, c’est le lieu idéal pour prendre le pouls de l’art contemporain.

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