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La ville de Bristol réfléchit à la protection des œuvres de Street Art

Magali Lesauvage 26 juillet 2011

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Le Street Art a-t-il, comme les autres formes d’art, droit à la protection dont peut bénéficier tout type de patrimoine ? Si tel est le cas, comment procéder à la préservation d’œuvres par définition éphémères, et qui pour beaucoup, restent assimilées à du vandalisme ?

C’est la question qui se pose aujourd’hui à Bristol, dont est originaire Banksy, graffeur le plus célèbre du moment, après que l’une de ses œuvres, un gorille portant un masque rose, peint sur un mur du quartier d’Eastville, ait été effacée par erreur par les services de nettoyage de la ville. Suite à cet acte de vandalisme inversé, rapporte BBC News, de nombreuses protestations ont émergé, dans une cité qui est devenue, grâce à Banksy notamment, la capitale européenne du Street Art.

Un homme politique s’est même emparé du sujet. « L’art public est devenu une part importante de nos vies à Bristol, et là où cela est possible, devrait être protégé », a affirmé le conseiller municipal Steve Comer, qui a décidé de proposer la création d’un registre des œuvres de Street Art qui parent les murs de la cité britannique.

Ce registre devrait pouvoir être consulté à chaque fois qu’un graffiti, une grande fresque ou toute autre manifestation d’art urbain serait menacé par un jet de Kärcher, les agents de la ville devant d’abord estimer la valeur de l’œuvre avant de procéder à son effacement. On imagine la complexité de la tâche, qui impliquerait de créer une  sorte de grille de critères, principe de jugement par essence absurde dès lors qu’elle est appliquée à l’art. La proposition de Steve Comer doit être examinée prochainement par le conseil municipal de Bristol.

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