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« Vides pour un patio », Krijn de Koning au Musée des Beaux-Arts de Nantes

exponaute 19 juillet 2011

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La dernière exposition avant les grands travaux du musée des des Beaux-Arts de Nantes est « monumentale ». Krijn de Koning,  prend possession des 1200 m2 du patio et propose une création in situ à voir jusqu’au 25 septembre.

L’installation puissante et compacte faite de cloisons entièrement blanches divise l’espace en d’autres espaces en s’appuyant sur l’une des faces du patio. Monumentalité et sobriété se conjuguent  ainsi dans cet espace, où l’artiste n’utilise pas la couleur pourtant jusqu’alors très présente dans son travail. Le blanc domine et la lumière s’impose. Liberté de l’artiste par rapport à l’architecte, la construction n’appartient à  aucune logique architecturale, De Koning se libère des contraintes physiques et de l’objet lui-même. « La notion d’objet me gêne un peu, l’objet n’invite pas, ou plutôt il invite à rester à l’extérieur. Il est très facile de rester à l’extérieur , simplement de le contempler, et de lui rester extérieur. Pour moi, ce qui est intéressant, c’est de faire totalement partie de quelque chose. »

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Krijn de Koning crée un lieu dans un lieu ; il bouleverse les volumes, les surfaces, chahute les angles et démultiplie les points de vue. Les visiteurs sont invités à une complète redécouverte du lieu, encouragés à agir et à  développer leur propre appréhension du lieu. Au fil de ses interventions en France et à l’étranger, les constructions de Krijn de Koning se caractérisent par une parfaite adaptation aux contraintes et impératifs des différents sites qu’il investit (espaces urbains, paysages, lieux patrimoniaux, sites industriels, appartements, maisons, musées, centres d’art, galeries …).

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L’ approche créative de l’artiste hollandais est presque toujours identique : repérer, arpenter l’espace ; prendre en compte ses caractéristiques, aspérités, recoins, volumes et enfin repenser, réinventer le lieu en intégrant l’ensemble de l’architecture existante. Il réalise ainsi un grand nombre de croquis et matérialise chacun des espaces qu’il investit par une maquette.

« Lorsque je fais mon travail pour un espace ou même une occasion quelconque, je regarde toujours ce qui existe déjà. Ce n’est pas une affaire qui est à cent pour cent rationnelle ou analytique. C’est surtout un côté instinctif. C’est en rapport avec ce que je veux faire, ce que j’aime, ce qui me surprend, ce qui m’excite.  Mais je veux voir ce qu’il y a. »  De Koning ne s’intéresse pas à l’objet, il lui préfère le lieu, l’endroit qui invite à prendre possession de l’espace.  Ici, c’est la succession de vides et les trous du patio et de l’installation que l’artiste nous donne à voir.

La notion du ruine tient également une place importante dans les sources d’inspiration de l’artiste hollandais, il s’intéresse aux formes réduites à l’essentiel, laissant l’ornement de côté pour qu’il ne reste plus que ce qui a résisté au temps. En résonance à son installation, De Koning a choisi de présenter des gravures de Piranèse, artiste et architecte italien du XVIIIème siècle face à ses propres photographies de constructions contemporaines. Voyez vous-même, la filiation est évidente !

A la fin de l’exposition « Vides pour un patio » , le musée des Beaux-Arts sera lui aussi vidé de ses collections pour réaliser d’importants travaux. Cependant, la chapelle de l’Oratoire, restera ouverte et proposera plusieurs cycles d’expositions. Le premier évènement, « Inquiétante(s) étrangeté(s) : oeuvres de la collection permanente » se déroulera du 4 novembre au 22 janvier 20.

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EXPOSITION VIDES POUR UN PATIO

au musée des Beaux-Arts de Nantes (Nantes)

du 1er juillet au 25 septembre 2011


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