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Daniel Buren investit le Centre Pompidou-Metz

Magali Lesauvage 16 mai 2011

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Le Centre Pompidou-Metz invite l’artiste de l’« in situ » Daniel Buren à interpréter à sa manière l’architecture audacieuse de Shigeru Ban et Jean de Gastines. Un dialogue riche entre l’art et son contexte.

Avant même que le Centre Pompidou-Metz ne sorte de terre, Daniel Buren, 73 ans cette année, était impliqué dans le projet. L’antenne du Musée national d’art moderne a en effet fait appel à l’artiste contemporain dès la manifestation de préfiguration Constellation, en 2009, avec une œuvre, 5610 flammes colorées pour un arc-en-ciel, déployée dans la rue Serpenoise de Metz, et Couleurs superposées, acte XIII, performance présentée à l’Opéra-Théâtre de Metz Métropole.

Poursuivant cette fidèle collaboration, le Centre Pompidou-Metz s’associe au MUDAM Luxembourg – Musée d’Art moderne Grand-Duc Jean (bâtiment dessiné par Ieoh Ming Pei, architecte de la pyramide du Louvre), où l’artiste présente jusqu’au 22 mai une installation in situ dans le Grand Hall, intitulée Architecture, contre-architecture : transposition. A Metz, Daniel Buren est invité à investir la galerie 3 du musée, avec deux œuvres monumentales créées spécifiquement pour le musée.

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L’in situ

L’artiste est célèbre pour ses fameuses bandes verticales alternées, blanches et colorées, de 87 mm de largeur. A partir de ce même motif rayé, Daniel Buren va rapidement se tourner vers la réalisation d’œuvres in situ. De la cour du Palais-Royal, avec les fameuses « colonnes de Buren », au Guggenheim Museum de New York, ou à la Biennale de Venise (où il reçoit le Lion d’Or en 1986), Daniel Buren intente depuis plus de quarante ans un procès d’intention à l’institution et à son architecture, qu’il souhaite rendre, par ses gestes in situ, à l’artiste.

Le projet du Centre Pompidou-Metz, visible jusqu’au 9 septembre 2011, se divise en deux parties. Découpant la longue percée architecturale de 80 mètres de longueur pratiquée au troisième étage, un mur, qui fait lui même œuvre, sépare en deux l’exposition Echos, travaux in situ de Daniel Buren.

D’un côté, Les Cabanes éclatées imbriquées, travail in situ forment, selon l’artiste, « des sites dans des sites, des lieux dans des lieux », fermant ainsi l’œuvre sur elle-même, tandis qu’au contraire La Ville empruntée, multipliée et fragmentée : travail in situ ouvre l’œuvre vers l’ailleurs, en fragmentant le paysage à l’arrière-plan de la baie vitrée et en le démultipliant par un jeu de miroirs. L’œuvre, pour Daniel Buren, n’est toujours que « le fragment d’un ensemble »…

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EXPOSITION DANIEL BUREN, ARCHITECTURE, CONTRE-ARCHITECTURE : TRANSPOSITION

au Mudam Luxembourg (Luxembourg)

jusqu’au 22 mai 2011

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EXPOSITION DANIEL BUREN, ECHOS TRAVAIL IN SITU

au Centre Pompidou-Metz (Metz)

du 8 mai au 9 septembre 2011

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