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Trois expositions autour du symbolisme : Redon, Mahler et la photographie préraphaélite

Magali Lesauvage 8 mars 2011

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Mystères et mystique sont au programme ce printemps avec trois expositions parisiennes qui, par des angles divers (peinture, musique et photographie), abordent l’art de la fin du XIXe siècle, marqué par les expérimentations symbolistes.

L’un des événements majeurs de l’année est sans nul doute l’exposition que le Grand Palais consacre à partir du 23 mars (avant le musée Fabre de Montpellier, du 7 juillet au 16 octobre 2011) au peintre Odilon Redon, maître et inspirateur malgré lui de toute une génération d’artistes du tournant du XXe siècle, des Nabis tels Maurice Denis aux Fauves (Matisse en particulier) et aux génies plus isolés comme Gauguin ou même plus tard les surréalistes. Espérons que Odilon Redon, prince du rêve (1840-1916) rendra justice à un artiste sans doute encore trop mal connu du grand public (sa dernière rétrospective à Paris date de 1956 !). Explorateur de mythes (le bouddhisme, la mythologie gréco-romaine, le christianisme), dont il sut réinventer l’iconographie en leur faisant côtoyer le fantastique (ainsi dans le célèbre et énigmatique Les Yeux clos), mais aussi expérimentateur de techniques (le fusain, la lithographie et le pastel notamment), Odilon Redon passa de ses fameux Noirs à des tableaux et dessins vivement colorés, dans une progressive dilution de la matière qui aboutit à une véritable explosion chromatique…

Dans le registre symboliste, l’exposition Une ballade d’amour et de mort que le Musée d’Orsay consacre à partir du 8 mars à la photographie préraphaélite en Grande-Bretagne permet de comprendre comment une esthétique picturale — celle inventée autour de 1850 par Dante Gabriele Rossetti, John Everett Millais, William Holman Hunt, etc., et marquée par les mythes anciens et le désir de retrouver une certaine beauté médiévale — a pu être intimement liée à la découverte, alors récente, de la photographie, et influencé cette pratique jusqu’au début du XXe siècle. En pleine époque victorienne, peintres et photographes (Julia Margaret Cameron, Roger Fenton, Lewis Carroll, Henry Peach Robinson) se retrouvent autour des mêmes thèmes, tirés de la littérature (Dante, Shakespeare, Byron, Lord Tennyson…) ou de la vie sociale.

Le Musée d’Orsay convie également à partir du 8 mars une autre figure majeure de l’histoire culturelle de la fin du XIXe siècle, le grand compositeur viennois Gustav Mahler (1860-1911), dont la musique, tout comme les peintures de Redon ou les photographies préraphaélites, constitue un moment charnière, consacrant la fin du romantisme et annonçant les débuts de la modernité. Se fiant à sa sensation, Mahler sut sortir des cadres édictés : « Je ne compose que quand je ressens, je ne ressens que quand je compose », disait-il. Un précepte auquel de nombreux artistes de cette période se seraient sans doute rallié.

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