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Exposition Yves LAGRAULET et AKA sculptures

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    «Jouant sur l’idée d’une juxtaposition des matières et des styles et, plus particulièrement encore, sur la tension qui existe entre l’art abstrait géométrique et l’art abstrait lyrique, l’oeuvre d’Yves Lagraulet pourrait être comparée, dans sa structure et sa compléxité, à ce que Deleuze et Guattari tentèrent de penser sous l’idée d’agencement rhizomatique. Car qu’est-ce qu’un rhizome sinon le modèle d’un ordre qui s’efforcerait de saisir la fluidité du réel (l’abstraction lyrique) au point exacte où celle-ci rencontrerait son double mathématique (l’abstraction géométrique) ? Et qu’est-ce que l’oeuvre de Lagraulet, sinon la tentative hardie de mettre en scène, d’un point de vue strictement spatial et visuel, la confrontation de ces deux pôles de la réalité (avec d’un côté la poussée désordonnée de la matière et, de l’autre, le désir, typiquement humain, de limiter ce désordre en y introduisant une unité) ? (...) Dans sa série d’oeuvres intitulée Assemblages, par exemple que voyons nous sinon, précisément, la mise en place d’un ordre dé-hiérarchisé, d’un agencement dont le principe et l’unité ne nous sont donnés que pour autant que nous acceptons le singulier mouvant qui unit en un tout non-cohérent (mais qui ne manque pas, pour autant, de consistance) ce qui d’ordinaire n’a de sens qu’à être soumis à la préséance d’un ordre sur un autre. À savoir : la fluidité de la matière domptée par la force de la géométrie. Coupant court à cette tentation dialectique de la synthèse, Yves Lagraulet invente pour nous l’ébauche d’un langage non unitaire, les linéaments d’un vocabulaire plastique capable de faire tenir ensemble ce qui unit, envers et contre ce qui les oppose, les mouvements organiques, fluides et imprévisibles de la matière et les formes, lignes et figures abstraites de la géométrie.» Frédéric-Charles BAITINGER, critique d’art «S’adonnant depuis 1998 à la sculpture sur grès,  Karine Derenne, AKA, a ensuite été intéressée par la photographie, avant d’aborder plus récemment la peinture. Sa pratique s’oriente de plus en plus vers un art contemporain qui l’autorise à une plus grande liberté pour rendre compte de réflexions en cours dans lesquelles abstractions et sensations se conjuguent. En résultent l’utilisation de techniques mixtes et la réalisation d’œuvres que l’on pourrait qualifier d’installations. Karine cherche, expérimente. Ses créations qui oscillent entre épure et surcharge de sens, porte la marque d’une authenticité, d’une présence intérieure. Elles sont habitées. (...) Si Karine Derenne cherche parfois à dédramatiser un sujet en introduisant une certaine dose  d’humour, elle peut aussi s’adonner à une réflexion de nature plus ouvertement philosophique. En témoigne une sculpture, « Espace-temps », de grand format et datant elle aussi de novembre 2012, élaborée à partir de cerclages rouillés de récupération. Là encore, il s’agit d’une sculpture-installation formée de trois cercles de tailles différentes emboités les uns dans les autres. Les deux plus petits cercles sont suspendus à un troisième, beaucoup plus grand –un cercle non fermé- à l’aide d’une chaîne.  L’ensemble suggère le fonctionnement mécanique d’un univers que l’on actionne en remontant, à l’aide d’une manette, des rouages reliés à un balancier. « L’Univers m’embarrasse et je ne puis songer que cette horlogerie existe et n’ait pas d’horloger » disait déjà Voltaire. De fait, cette sculpture tente de résoudre artistiquement la difficulté consistant à créer une forme à partir du vide. Et à maintenir en équilibre cette architecture improbable. Par ailleurs, si le cercle est à la fois un symbole d’éternité, n’ayant ni commencement ni fin, ainsi qu’un symbole de perfection évoquant alors la toute puissance divine, il peut aussi être un symbole d’enfermement. L’Espace-temps représenté ici à travers l’emboitement de trois cercles dont le troisième offre une brèche est riche d’interprétations. Ne peut-il suggérer la possibilité d’échapper au cycle de la roue du temps dans laquelle vie et mort s’enchaînent inexorablement ? Refus d’enfermement, d’allégeance ou de positionnement à tel ou tel courant, la béance de ce cercle affiche une revendication de liberté. Peut-être aussi un droit au discontinu, au dispersement.» Scarlett JESUS, critique d’art.

    Dates 04/02/2014 - 01/03/2014
    Domaines peinture
    sculpture
    art contemporain
    Période XXIe siècle
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