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Recyclé/Sublimé

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Recyclé/Sublimé

Pot ll, 2010. Encre pigmentaire sur papier

Paolina, 2008. Encre pigmentaire sur papier

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Pascale et Thierry Nivaux

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    Pascale et Thierry Nivaux Pour elle, la nature est une madeleine de Proust, souvenir d’enfance. Ses sculptures sont végétales et éphémères, feuilles mortes ou brindilles se dressant pour défier la vie. Ses dessins sont empreints de fragilité et de profusion, libérant leur force à même le mur. Pour lui, la photographie est plus qu’un acte du regard. Ses œuvres photographiques tendent à révéler des présences et à revisiter l’humanité, tels ses visages d’Eve et Adam photographiés à travers une véritable pomme comme simple appareil photographique. Pascale et Thierry Nivaux exposent à la Galerie du Centre Iris deux surprenantes séries, issues notamment de leurs voyages à travers le monde. Grâce à un scanner embarqué dans leur véhicule, ils ont capturé un univers végétal en noir et blanc où le vieillissement est une renaissance ; mais aussi un monde industriel rebut de nos sociétés, aux couleurs altérées et aux formes écrasées. Les images sont criantes de détails, de toucher et de lumière, tout cela dans une extrême minceur de champs et une absence de perspective. Autant les photographies peuvent sembler monumentales qu’elles montrent d’infimes détails. Pascale et Thierry Nivaux : «Nous nous sommes retrouvés dans cette quête commune de l’existence et du vivant. La photographie traditionnelle ne répondant pas complètement à nos attentes. Nous voulions briser ce schéma empirique du photographié / photographiant, en les faisant se rencontrer dans un même monde. Approcher au plus près le sujet pour que l’œuvre s’impose ». Le scanner s’est présenté comme une évidence dans leur recherche artistique. Ce capteur numérique renferme toutes les spécifications d’un appareil photographique. Rien de plus vrai que cette écriture par la lumière ! Par sa technicité, il offre tout ce qu’il leurs manquait. Il ajoute une dimension tactile à l’image. La lumière qu’il émet donne vie et inonde le sujet. A même la plaque de verre, comme un corps nu sur une table d’opération, le sujet est livré aux balayages de lumière qui reproduit avec une infime précision, presque indécente, chaque mm2 de la matière. Seules les parties en contact sont d’une extrême netteté, le reste s’évapore dans le flou. La lumière du scanner nous révèle le sujet dans son aspect le plus brut. « Par une compression de l’espace, on peut ressentir ce toucher, constater l’aplatissement des perspectives. Nous adorons l’idée que la photographie prend son temps. Loin de nous l’instantanéité et le vol de l’instant. Les séances de pose peuvent selon le sujet s’allonger d’un quart d’heure à une heure. Plus l’action du scanner sera longue, plus l’œuvre photographique pourra s’agrandir dans l’espace et s’imposer aux spectateurs.» Dans une même image, l’infiniment petit alimente le monumental. La disparition de la profondeur de champ montre un flou dominant, recouvert d’un fin voile de net. Entre le fragile et l’intime. Initiée dans leur atelier et développée aux cours de voyages, la série « Sentiment végétal » est le premier travail photographique issu de leur recherche. Choux, rose, fleur de courgette, mauvaises herbes, feuilles… Pas d’apriori. Après de grandes collectes, le choix se fait avec le temps et le ressenti. Matière vivante, inexorablement, le végétal se transforme et vieillit. Ainsi, d’état en état, il libère les différentes beautés présentes tout au long de ses altérations. Entre leurs mains, nonchalant, il devient matière à image. Au contact de la plaque de verre, il s’opère alors une renaissance esthétique. Personnifié, le végétal se présente dans l’image toujours dans son intégralité, tel qu’il est déposé sur le scanne. Cette série est un recyclage esthétique des objets du rejet. «Crushings» («écrasements») résulte d’un ramassage des rebuts de nos sociétés, qui retrouvent une seconde vie et une beauté dans la photographie. Au cours de leur récent voyage en Afrique, Pascale et Thierry Nivaux ont glané canettes, bidons, boîtes de conserve, pots de peinture… Ceux-ci jonchaient les rues et les pistes, écrasés au gré du passage des véhicules, élimés par le sable et le temps, décolorés par le soleil. Ils trônent seul dans l’image ou déclinés en série ou en motif… Toujours en grand format comme pour nous défier, nous consommateurs. Thierry Nivaux est enseignant à l’école des Beaux Arts de Caen et diplômé de l’école Louis Lumière à Paris et de l’université de Saint-Denis (DU et DESU de photographie). Pascale Nivaux est diplômée de l’école des Beaux arts de Caen (DNSEP).

    Dates 12/01/2011 - 26/03/2011
    Domaine photographie
    Période XXIe siècle
    Site officiel Galerie du Centre Iris
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