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20/08/2012
L’exposition, même déployée sur un petit espace, respire. On en ressort délicatement ébouriffé, portant en soi un peu de cette « Mémoire du vent » où l’artiste enregistre l’insaisissable trace de l’invisible. L’œuvre est simple : vingt boîtes obscurcies par du noir de fumée que Moninot a disposées dans le jardin Serre de la Madone de Menton, magnifiées par les griffures du vent. Rien n’est plus rafraîchissant, pour traverser l’automne en toute quiétude, que de boire à grandes goulées ces différents bols d’air, en contemplant la Méditerranée.
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