L’ambition de Politique Fiction consiste à déterminer quels principes fondamentaux ont été spécifiquement énoncés par le design et quels débats d’idées inédits il a su mettre en scène. L’exposition se situe à l’opposé d’un exposé de certitudes et de définitions. On a souvent simplifié le design à un phénomène de mode, ou à un sous-département de l’art ou encore de l’architecture, on l’a aussi envisagé comme le reflet des tendances de son temps, un produit ou comme l’indice de l’évolution de la société. Or, il s’avère que le design et son histoire, est un engagement interprétatif et spéculatif, dépassant l’examen sociétal ou mercantile pour imposer un débat d’idées qui n’a, contre toute attente, aucunement perdu de la vivacité de ses origines. Cette exposition remet en question les diktats de la technicité moderniste et son association au libéralisme auquel on l’associe fréquemment, et ainsi il pose une hypothèse autre ; celle d’un design et d’un designer irréductiblement engagé dès l’origine.
Politique Fiction offre l’opportunité à tous de mesurer les relations qu’entretiennent les designers avec les utopies sociales et économiques.
L’exposition met en valeur des personnalités diverses qui œuvrent dans le design et ses frontières tel que Enzo Mari, Noam Toran, Superstudio, l’Atelier Van Lieshout, Didier Faustino, François Roche et son Agence R&Sie, Marguerite Humeau…
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