L’expérience essentielle de l’exil est commune à Picasso, Chagall et Léger, à des moments différents de l’histoire, pour des raisons variées, aux conséquences à distinguer. Fondateur pour Chagall et Picasso, partis pour le Paris fascinan t du début du siècle, l’exil sert à Léger d’aiguillon nouveau aux États-Unis, à partir de la Seconde guerre mondiale.
Autour de ces trois figures, l’exposition organisée par les musées nationaux du XXe siècle des AlpesMaritimes a l’ambition de montrer à quel point l’exil inspire de nombreux artistes, plus particulièrement dans la première partie du XXe siècle. Par leurs déplacements durables dans l’espace, voulus ou contraints, jamais indifférents, la vision de ces artistes s’en trouve transformée et leur façon de créer modifiée en profondeur.
Cette présentation montre en quoi les œuvres doivent beaucoup à cet abandon déterminant de la patrie originelle, quittée un jour pour alimenter celle des autres en prenant dans ce nouvel ailleurs ce qui est bon à prendre.
Au Musée Chagall et autour de son art de réminiscences, qui revient sur les origines, sont ainsi présentés les artistes dont l’expérience de l’exil relève sensiblement du même phénomène : Brancusi, Brauner, Kandinsky, Lipchitz, Masson, Miró, Nussbaum ou Picasso…
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