Dans L’homme qui voulait savoir, film néerlandais réalisé par George Sluizer en 1988, qui donne son titre à l’exposition, Saskia, la petite amie de Rex, disparaît sur une aire d’autoroute alors que le couple part en vacances. “L’homme qui voulait savoir“, c’est Rex, qui va passer les trois années suivantes à tenter de savoir ce qui est arrivé à Saskia. Plutôt qu’une enquête policière, le film se révèle être une réflexion sur le caractère destructif du besoin de savoir à tout prix. Au moment où Rex sait, il disparaît à son tour. Le spectateur, qui s’identifie à Rex tout au long du film, est privé du sentiment de résolution qui accompagne traditionnellement la fin d’une enquête.
Suivant cette dynamique de l’intrigue cinématographique, la première exposition en France de l’artiste britannique David Raymond Conroy construit un espace où les trois acteurs de l’expérience esthétique (l’artiste, l’œuvre d’art et le spectateur) se cherchent les uns les autres et interrogent leurs propres positions.
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