Après cinq ans d’absence, le jeune peintre berlinois Ulrich Lamsfuss fait son retour en France à la Galerie Daniel Templon
avec une nouvelle série de peintures hyperréalistes et déstabilisantes, qui interrogent la notion d’originalité.
Celui qui se décrit comme un « post picture artist” poursuit son travail de « destruction par la peinture”. Sa démarche est bien
connue : Ulrich Lamsfuss emprunte des images de sources variées – publicité, presse, cinéma, photographies personnelles –
qu’il reproduit méticuleusement à l’huile sur toile. Ce procédé de copie, par le changement d’échelle qu’il implique, par la
sensualité du medium et la nécessaire interprétation de l’artiste, transforme radicalement le sujet.
Les arrachant à la prolifération généralisée des images, Ulrich Lamsfuss sublime des motifs a priori insignifiants ou vulgaires. Il
nous force à regarder autrement. Derrière une vanité théâtrale se cache une publicité pour souliers de luxe. Derrière un portrait
classique, le visage neutre d’un mannequin. Derrière un Caravage, une mauvaise reproduction de manuel d’histoire.
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