Louis Carrogis, dit Carmontelle (1717-1806), artiste mais aussi grand ordonnateur des fêtes des Princes d’Orléans, est célèbre pour ses nombreux portraits des petits et des grands, qui fréquentent la cour.
Il a selon le diplomate Melchior Grimm « le talent de saisir singulièrement l’air, le maintien, l’esprit de la figure plus que la ressemblance des traits. Ces portraits de figures, toutes en pied, se font en deux heures de temps avec une facilité surprenante. Ses recueils, qu’il augmente tous les jours, donnent aussi une idée de la variété des conditions ; des hommes et des femmes de tout état, de tout âge s’y trouvent pêle-mêle, depuis M. le Dauphin jusqu’au frotteur de Saint-Cloud ».
Témoin de cette époque extraordinairement riche, Carmontelle réalisera à l’aide de pierre noire, gouache et aquarelle plus de 600 portraits, dont la majeure partie est à ce jour conservée au musée Condé.
Une quarantaine de ces portraits sont présentés dans la galerie Psyché du château de Chantilly.
Portraits de scientifiques : le naturaliste Buffon, les astronomes de Bory et l’abbé Rochon observant une aurore boréale, La Condamine, le géographe Cassini ou le docteur Gatti, médecin du roi qui se livre aux premiers essais d’inoculation.
Les salons qui accueillent les philosophes : Mme d’Epignay, Mme du Châtelet, Mme de Lorme, dite « la Geoffrin du Marais », Ange-Laurent Lalive de Jully, et le duc de Chartres, Philippe-Egalité, mais aussi les écrivains Grimm, Bachaumont, et les musiciens Jean-Philippe Rameau et Mozart enfant, jouant à Paris en 1763 avec son père et sa soeur.
Cette évocation du Siècle des Lumières se prolonge naturellement par un parcours au sein des collections permanentes mettant en valeur de grands acteurs de ce temps.
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