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Sophie et la poupée de Thomas Ivernel

Châtelet les Halles – 50 x 150 – technique mixte – 2011, photo Marc Goldstain

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    Thomas Ivernel Pour la troisième fois à la Galerie du Crous de Paris, Thomas Ivernel nous invite à suivre l’évolution de sa peinture : des toiles les plus anciennes aux plus récentes, quelque chose demeure et mute à la fois. Serait-ce dans les thèmes ? Rémanence de nocturnes d’où jaillissent figures et architectures urbaines comme autant d’apparitions ou de rêveries , persistance du nu posant dans l’intimité de l’atelier – ré-interrogeant la relation du peintre à son modèle – ou des nus télescopés dans l’immensité de paysages et de villes, où se devine la recherche d’un contraste, l’expression d’une solitude. Les références à la mythologie profane et religieuse évoquent autant l’historicité de la peinture, les affinités du peintre pour d’autres artistes, que l’emprunt de filtres iconiques permettant de réinterpréter le quotidien…. Ou bien, serait-ce encore dans le geste, dans la manière de penser la peinture ? De grands formats, exécutés rapidement incluent maintenant l’inachevé ; libérées du châssis, les toiles revendiquent le statut d’image peinte, témoignant toujours, mais autrement, de l’énergie et de la vocation du peintre à apprivoiser matière, surface, corps et idée… Si le travail de Thomas Ivernel continue de manifester l’urgence de peindre au présent, entrelaçant mémoire personnelle et collective, ce n’est plus seulement sous la forme de la rupture, du détournement abrupte. L’éclectisme des thèmes et des sujets : représentations de l’intime, citations artistiques, les rapports du corps aux espaces construits ou naturels, ainsi qu’une critique sociale et politique de notre temps, semblent s’affiner progressivement au profit d’une assimilation des éléments antithétiques entre eux. Ainsi, dans les toiles récentes : Ado & Eve, par exemple, un burger remplace le fruit de la connaissance, et dans Annonciation, une femme aux allures de gogo dancer est visitée par un ange. La co-présence du trivial et de son envers, plus qu’un choc visuel, revendiquerait avec humour, sinon la tentative d’une conversion, au moins la nécessité d’une rencontre, d’un échange mutuel entre ces deux positionnements. Ailleurs, dans Fruits et légumes ou La fuite (ou La culotte), on retrouve l’intérêt du peintre pour le déplacement du corps nu dans des espaces publics. Dans ces deux toiles, l’invraisemblance des situations représentées fait écho au non-fini de la peinture, qu’elle soit imparfaite sur les bords ou encore plus esquissée que peinte, affirmant peut-être, par ce biais, la brièveté de toute apparition et la fragilité de toute image… Plus réflexive, la quête figurative du peintre puise au fil des rencontres, des lectures, de la diversité des projets sur lesquels il s’engage mais surtout de l’expérience, les ressorts de sa production actuelle. Sa démarche, qui résiste à l’interprétation univoque et sollicite au contraire la multiplicité des regards et des sensibilités, cherche à embrasser, d’un seul tenant, la vie et l’art. Christine Pinto Carvalho Paris, décembre 2011 Marc Goldstain Ce titre montre bien qu’il n’y a pas de désinvolture dans ma peinture, mais une implication physique proche, tour à tour celle du lutteur ou de l’amoureux, quelles que soient les dimensions de mes toiles. Cet engagement corporel primordial est visible dans la variété des intensités colorées, mais aussi dans les traces du pinceau, parfois lentes et appliquées, pafois rapides matièrées et précises, point besoin de grands gestes ni d’excitation intempestive. Un petit délié du poignet à vitesse lente, porté par une présence globale à soit est aussi une peinture corporelle. Une peinture descriptive de la réalité peut-être corporelle, dès l’instant ou le geste n’est pas coupé de la sensation du corps. Et cette description passant par le filtre de la perception du peintre mêlée à ses sentiments n’a rien d’un « copié/collé » de la réalité, mais il porte la singularité de l’homme qui l‘exprime. Ma pratique de la peinture réaliste reflète donc certains enjeux de ma vie d’homme : ma compréhension du monde est passée d’abord par une rencontre avec l’espace du dessin de la peinture. Entre les rapports perceptifs au monde des formes et couleurs et de mon propre Corps Sensible. Autrement dit ma pensée se déploie par le jeu expressif des formes et des couleurs dans l’espace, par le biais de mon corps perceptif. Et c’est ainsi que j’espère la communiquer au spectateur. Le thème principal de mes toiles depuis mes années d’études en arts appliqués, au début des années 90, est le paysage dans ses différentes géographies: la ville principalement, avec Paris et sa périphérie, mais parfois aussi la forêt, et récemment les plages. Ce qui a initié et formé mes pratiques comme un tout cohérent était le travail sur le motif. Et si le paysage urbain dominait, la cause simple, résidait dans le fait qu’il s’agissait de celui de mon quotidien, le premier à se trouver sous mes yeux depuis mon enfance en banlieue « middle class ». Cette exposition VerSus est l’occasion d’approfondir mes thèmes de prédilection, par une réflexion picturale plus poussée et de me positionner entre le monde des photographes (comme Doisneau, Depardon ou pourquoi pas Parr) et celui des peintres plasticiens – cela devait arriver à force de pratiquer la prise de vue comme carnet de croquis … Les noms de ces photographes n’apparaissent pas ici par hasard, mais à cause de l’attention qu’ils portent par leur regard, aux choses les plus banales qui fondent les identités des hommes et des territoires qu’ils ont mis en image… De plus, les compositions sont traitées de manière particulière, un peu à la façon d’un Kertesz : les plans larges ou des détails cadrés serrés révélant tous les possibles d’une même image. Certaines de mes oeuvres revêtent également un sens symbolique : la peinture des « Monades urbaines » représentant une tour d’habitation du 18ème arrondissement, à Paris, évoque la science-fiction telle que je la percevais enfant, à travers mes lectures (Philip K. Dick, Robert Silverberg à qui j’ai emprunté le titre de mon tableau) et mon univers musical fait de Rock « progressif » et de toutes sorte de « New-wave » … Bien d’autres choses entrent en jeux, formant ces images quotidiennes et pourtant complexes , mais il ne faut pas trop en dire, votre regard porté par vos sentiments sera votre premier guide… Je tiens à remercier l’association Renoir, Marie Gillet et Lucie Versari, sans qui cette exposition n’aurait pu avoir lieu.

    Dates 14/02/2012 - 25/02/2012
    Domaines peinture
    beaux-arts
    art contemporain
    Période XXIe siècle
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