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Latifa Echakhch – Tkaf

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Latifa Echakhch – Tkaf

Latifa Echakhch, TKAF, 2011

Détail de l’installation. Brique et sanguine. Dimensions variables. Courtesy the artist and kamel mennour, Paris.

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    Le « tkaf » est un terme repris du « darija » un dialecte maghrébin. Ce mot désigne une sorte de mauvais sort prodigué – dit-on – par un être proche… Dans l’exposition, ce mauvais œil semble s’immiscer dans une diversité de signes, de symboles et d’indices, mais aussi de vides. À savoir qu’il n’y a pas d’œuvres de Latifa Echakhch sans un tressage complexe de significations, sans une approche polysémique dont la dimension culturelle n’est qu’une strate de sens parmi d’autres. Si l’artiste donne son titre à l’exposition, Tkaf (2011-2012) est dans un premier temps une installation réalisée, à même le sol et sur les murs de la galerie, avec des briques brisées jusqu’à ce qu’elles soient réduites en poudre. C’est près d’El Jadida, au Maroc, que l’artiste a découvert – au cœur d’un sanctuaire où l’on pratique encore la sorcellerie – des traces et des empreintes de mains réalisées, à même les murs, à l’aide de terre d’argile rougeâtre extraite du sol. S’inspirant de cette vision, Latifa Echakhch opère dans son œuvre une hybridation entre des pratiques sacrées ancestrales et certains usages de l’art contemporain faisant eux aussi l’objet d’une sacralisation. (…). Tout en s’inscrivant dans une esthétique de la destruction, voire de la ruine, une pièce comme Tkaf nous renvoie également au matériau utilisé et à ses dimensions symboliques. Telles des traces de sang, la poudre de brique rouge – qui n’est sans rappeler ce pigment nommé « sanguine » – se conjugue avec la sensation d’une architecture laminée, éventrée. Sur un mode tout aussi iconoclaste les tondi (Tambours, 2012) nous proposent une étrange généalogie. Réalisés au moyen d’un goutte- à-goutte d’encre noire, ce dispositif tente de renverser l’idée même de tondo à l’origine situé au plafond pour référer aux cieux.

    Dates 07/02/2012 - 17/03/2012
    Domaines installation
    art contemporain
    Période XXIe siècle
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    • 03/03/2012

      Les deux principales installations géantes de Latifa Echakhch (…) sont tragiques et incontournables, on ne sait comment leur échapper. Dans TKAF, [l'artiste] s’inspire d’un rituel de fertilité dans un mausolée de marabout marocain, brisant les briques sur le sol de la galerie et marquant ses murs de l’empreinte de ses mains rougies, à l’aune de son corps. (…) [Dans] Tambours et Mer d’encre (…) il est question de poésie (…), et tout y semble plus élégant, plus policé, plus sobre (…) c’est là que plus subtilement se fait jour, non point tant ses filiations que son originalité radicale, hybride, magique.
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    • 02/03/2012

      D’une habile violence, l’installation de Latifa Echakhch ne peut qu’impressionner, tant elle soumet la galerie à son diktat. Mais elle avait peut-être plus de force quand elle a été présentée une première fois à Krefeld, l’an passé (…). Idem pour la seconde installation, une série de chapeaux melon retournés au sol et pleins d’une sorte de goudron : à Krefeld, dans une version feutre mou, ils faisaient un hommage distancié à Joseph Beuys, né dans cette ville. À Paris, ils virent davantage au cliché magrittien. Au final, une exposition délocalisée, qui garde son efficacité plastique mais perd de sa force conceptuelle.
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