Votre action a été enregistrée avec succès !
Fermer x
KimSooja

Inscrivez vous gratuitement pour suivre l'exposition KimSooja et bénéficiez d'offres exceptionnelles exclusives.

KimSooja

Kimsooja, A Needle Woman, 2005

Patan (Népal) Projection video

Kimsooja, A Needle Woman, 2005

Jérusalem (Israël) Projection video

Kimsooja, A Needle Woman, 2005

Sana’a (Yemen) Projection video

Kimsooja, A Needle Woman, 2005

N’Djamena (Tchad) Projection video

Fermer

Achetez vos billets


    Nous n'avons pas de billets disponibles pour cette exposition. Découvrez nos offres spéciales de billetterie dès maintenant !


    L’univers de Kimsooja (artiste née à Taegu en Corée en 1957 et vivant entre Seoul, Berlin et New York), connue pour ses performances filmées et projections multi-écrans, est caractérisé par une modestie de moyen, un effacement de l’artiste, au profit d’une évidence et d’une simplicité s’incarnant formellement dans des flux et des lignes. Dans toutes ses vidéos, Kimsooja est filmée de dos. Parfois elle disparaît même complètement, laissant aux éléments naturels le soin d’évoquer l’immobile et le mouvant (« Earth, Air, Water, Fire »). Sur les écrans de ses vidéos, l’artiste est le point de fixation du regard au milieu d’une vie qui s’écoule tout autour. Les gens la dépassent, l’ignorent, la croisent, poursuivent, pendant qu’elle reste et demeure. Elle incarne à la fois un total détachement vis-à-vis du monde concret qui l’entoure et une espèce de force têtue la poussant à s’accrocher, à faire partie de ce monde, quoi qu’il en soit. Les rapprochements avec les attitudes bouddhistes ou zen dans cette neutralisation des affects et ce détachement spirituel ont été maintes fois soulignés. Mais la « Femme aiguille » des vidéos de « Needle Woman » est aussi celle qui rassemble les morceaux épars d’une réalité pour retisser les liens entre eux. Elle, toujours identique, intègre les mondes concrets de Cuba, du Népal, de Rio de Janeiro, du Tchad, du Yemen et de Jérusalem. Elle devient la ligne les reliant, à la recherche du plus petit dénominateur commun : l’Humanité. Cette forme d’empathie universelle se retrouve dans la seconde œuvre projetée au Musée : « Bottari : Alfa Beach », 2001. La mer en haut, le ciel en bas. Le titre donne la localisation : une plage du Nigeria autrefois célèbre comme lieu important dans l’histoire de la traite des esclaves. Le silence de la scène sans action, contemplative, dans ce lieu inversé et chargé d’une histoire sinistre devient insistant et lourd. La poésie et la méditation demeurent les instruments qui permettent à Kimsooja d’évoquer sans cynisme ni colère le monde telle qu’elle l’éprouve, à la fois totalement étranger et violent d’un côté, profondément humain de l’autre.

    Dates 25/02/2012 - 28/05/2012
    Domaines vidéo
    installation
    art contemporain
    Périodes XXIe siècle, XXe siècle
    • nom_membre

      Connectez-vous

      Pour poster une critique