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Mais quel cirque!

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Mais quel cirque!

Fernand Léger, Planche lithographique page 111 de l’Album Cirque

1950, Texte et illustrations de Fernand Léger. Édité par Tériade en 1950, éditions Verve, Paris Donation Nadia Léger et Georges Bauquier, 1969. Musée national Fernand Léger.

Fernand Léger, Planche lithographique pages 84 et 85 de l’Album Cirque

1950, Texte et illustrations de Fernand Léger. Édité par Tériade en 1950, éditions Verve, Paris Donation Nadia Léger et Georges Bauquier, 1969. Musée national Fernand Léger.

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Léger au pays des cercles en action

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    Allez au cirque. Rien n’est aussi rond que le cirque. C’est une énorme cuvette dans laquelle se développent des formes circulaires. Ça n’arrête pas, tout s’enchaîne. La piste domine, commande, absorbe. Le public est le décor mobile, il bouge avec l’action sur la piste. Les figures s’élèvent, s’abaissent, crient, rient. Le cheval tourne, l’acrobate bouge, l’ours passe dans son cerceau et le jongleur lance ses anneaux dans l’espace […]. Allez au cirque. Vous quittez vos rectangles, vos fenêtres géométriques et vous allez au pays des cercles en action. Cirque est le chef-d’oeuvre gravé de Léger, entièrement réalisé par l’artiste en 1950 à la demande de Tériade, l’un des plus grands éditeurs d’art du XXe siècle. Après Divertissement de Rouault en 1943 et Jazz de Matisse en 1947 et avant Cirque de Chagall en 1967, il s’agit du troisième livre sur ce thème commandé par les éditions Verve à des plasticiens. Il fait suite à plusieurs ouvrages illustrés par Léger mais dont le texte était écrit par un autre (Cendrars, Malraux, Eluard …). Entièrement réalisé par l’artiste, le livre est constitué de 113 pages tirées par Mourlot frères, célèbres lithographes parisiens. L’ouvrage compte une couverture illustrée en couleur sur une face et en noir sur l’autre, un frontispice en couleur, quatre illustrations en couleur sur double page, 26 illustrations en couleur à pleine page, une illustration en couleur dans le texte, deux illustrations en noir sur double page, 21 illustrations en noir en pleine page et 26 pages ornées de dessins. Le texte a été écrit à la plume. Les gouaches aux vives couleurs et les dessins puissants en noir et blanc font revivre avec spontanéité les souvenirs d’enfance à Argentan et du cirque Medrano à Paris Léger écrit le texte après avoir achevé les illustrations. Reprenant la méthode de son ami Cendrars, il utilise des phrases prélevées dans ses écrits antérieurs et les réassemble par collage dans une logique proche du montage cinématograhique. Dans certaines illustrations, ces contrastes sont accentués par la dissociation entre la ligne et la couleur. Ce nouveau procédé rappelle le récent séjour américain de l’artiste durant lequel il fut marqué par la violence intermittente des lumières nocturnes de Broadway. Le ton n’est jamais doctoral mais reflète, au contraire, avec simplicité et clairvoyance les sensations ressenties par l’artiste lors de ses pérégrinations à travers la campagne et autour de la piste. La pensée de l’artiste tournoie ainsi de l’extérieur vers l’intérieur du chapiteau, reliant les souvenirs de jeunesse à son expérience du monde contemporain. Passés les rideaux rouges, vous entrez sur la piste. Fernand Léger invite à voyager « au pays des cercles en action » où les costumes éclatant de mille feux sous les projecteurs, la dynamique des numéros qui se succèdent dans un tintamarre de sons sans lien narratif, la piste sphérique traversée par les corps souples des acrobates enchantent le peintre qui y décèle une image emblématique du grand spectacle de la vie moderne. Chez Léger, les personnages du cirque voyagent d’un tableau à l’autre au même titre que les motifs de cordes, de barres, d’haltères, d’échelles ou de ballons qui parsèment sa production depuis Le cirque Medrano (1918, Musée national d’art moderne) jusqu’aux grands tableaux des dernières années tels Les Constructeurs ou Les Loisirs. En tournant les pages de Cirque, le lecteur prend conscience d’une relation nouvelle qui s’établit entre l’Homme et la nature à travers la modification tant des paysages que de notre rapport au corps. Par le dialogue entre le texte et l’image qu’il permet, le livre constitue ainsi pour l’artiste un outil adéquat afin de générer des sensations fortes, aptes à bouleverser le lecteur tout en modifiant son regard sur le monde et sa capacité à agir. En cela, les recherches de Léger sur l’univers des saltimbanques font de Cirque un testament artistique, magnifiquement accompagné par la dernière série des Parades peintes avant le décès brutal de l’artiste en 1955. Dans l’exposition, la mise en vue intégrale des pages de l’album permet d’explorer ce thème fondateur chez Léger. En complément, une sélection d’œuvres et de documents issus de la collection du musée et de prêts (Musée national d’art moderne, galerie Leiris, collection Alain Frère …) évoque la permanence du thème du cirque chez l’artiste depuis 1918. Enfin un espace documentaire contextualise l’importance de ce sujet dans l’imaginaire des artistes modernes et la relation d’amitié entre Tériade et Léger qui aboutit à la commande du livre.

    Dates 03/12/2011 - 05/03/2012
    Domaine peinture
    Site officiel Musée national Fernand Léger
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    • alicebaz

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