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Eva Besnyö

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Eva Besnyö

Eva Besnyö, Boy with Cello, Balaton

Ungarn, 1931

Eva Besnyö, Magda

Ungarn, 1932

Eva Besnyö, Starnberger Strasse

Berlin, 1931

Eva Besnyö, Selfportrait

1931

Eva Besnyö

Une grande dame de la photographie

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    Eva Besnyö, 1910-2003 : l’image sensible - 20/06/2012

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    Artiste d’origine hongroise moins connue que ses compatriotes Robert Capa et André Kertész, mais “grande dame de la photographie néerlandaise”, Eva Besnyö est de ces femmes qui ont trouvé dans la photographie non seulement un métier mais une forme d’émancipation, et de ces artistes d’avant-garde, émigrés, qui choisirent l’Europe comme terrain de jeu et de travail. La première rétrospective que consacre le Jeu de Paume à Eva Besnyö met en lumière le travail de cette photographe dont la carrière s’est enrichie des villes qu’elle a traversées. En 1930, alors qu’Eva Besnyö (1910-2003) arrive à Berlin, tout juste âgée de vingt ans, avec en poche un certificat attestant sa formation dans le studio de Jozsef Pesci à Budapest, elle a déjà pris deux décisions majeures : faire de la photographie son métier, et quitter définitivement la Hongrie fasciste. Besnyö découvre à Berlin une métropole démocratique dans son mode de vie et très ouverte sur les expériences artistiques. Ayant trouvé du travail auprès du photographe de presse Peter Weller, elle sillonne la ville jour après jour avec son appareil photo, en quête de motifs sur des chantiers de construction, près du lac Wannsee, au zoo ou dans les stades. Son sens politique très développé la pousse à quitter Berlin à l’automne 1932 pour gagner Amsterdam. Soutenue par le cercle qui gravite autour de la peintre Charley Toorop, du cinéaste Joris Ivens et du designer Gerrit Rietveld, Eva Besnyö – qui a épousé entre-temps le caméraman John Fernhout – se fait bientôt connaître du grand public. En 1933, une exposition personnelle organisée dans la galerie Van Liert, de renommée internationale, lui vaut de devenir célèbre aux Pays-Bas pratiquement du jour au lendemain. Quelques années plus tard, elle consolide sa réputation avec ses photographies d’architecture, qui traduisent en une “Nouvelle Vision” l’idée du “Nouveau Bâtiment” fonctionnaliste. Dans la seconde moitié des années 1930, Besnyö s’engage très activement dans la politique par le biais de ses activités culturelles, en participant notamment, en 1936, à l’exposition antiolympiades “D-O-O-D” (De Olympiade onder Diktatur). L’année suivante, elle est commissaire de l’exposition internationale “foto ’37” qui se tient au Stedelijk Museum à Amsterdam. L’invasion des troupes allemandes, en mai 1940, l’oblige, en tant que juive, à vivre dans la clandestinité. Après la guerre, elle est séduite par une vision du monde façonnée par l’humanisme, et ses photographies, stylistiquement décisives dans le développement du néoréalisme, trouvent parfaitement leur place dans l’exposition “Family of Man” (1955). Mère de deux enfants, elle a connu – et vécu – de façon profonde et très personnelle le conflit classique pour les femmes, du choix entre l’éducation de ses enfants et la pratique de sa profession ; dans les années 1970, elle s’engage donc dans le mouvement féministe “Dolle Mina”, réclamant l’égalité des droits et rendant compte avec son appareil photo des manifestations de rue. Cette première rétrospective d’Eva Besnyö en France réunit 120 tirages d’époque. Elle vise à faire connaître au grand public la vie et l’œuvre de cette émigrée, “Berlinoise par choix”, cosmopolite convaincue et grande dame de la photographie néerlandaise. “Comme beaucoup d’autres talents, ceux d’Eva Besnyö ont été perdus pour l’Allemagne et pour sa richesse artistique, conséquence directe de la folie raciste du national-socialisme” (Karl Steinorth, DGPh, 1999).

    Dates 22/05/2012 - 23/09/2012
    Domaine photographie
    Période XXe siècle
    Site officiel Jeu de Paume
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      Pour poster une critique
    • 02/09/2012

      Travail intéressant pour ses cadrages surprenants, son expressionnisme et son engagement.

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    • 27/08/2012

      Vrai coup de coeur pour cette artiste engagée. A voir absolument

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    • 07/08/2012

      Super! Des photos très différentes, une approche chronologique qui permet de suivre l’évolution de la photographe, et des vrais coups de cœur! A voir!!

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    • 01/08/2012

      À mon avis, une très bonne exposition. À ne pas rater la vidéo qui l’accompagne, car elle montre la personnalité spontanée de l’artiste en plaçant las photos dans leur contexte historique.

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    • 29/07/2012

      Expo bien faite mais pas vraiment de coup de coeur ou de surprise.

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    • 21/07/2012

      Très belles photos:

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    • 22/06/2012

      Exposition inégale : certains thèmes ou périodes sont superbes, d’autres sont bien moins intéressants pour le commun des mortels.

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    • 12/06/2012

      beau et poétique

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    • 07/06/2012

      belle expo certaines photos (en particulier sur les mouvements féministes et leur combat) résonnent malheureusement de façon très contemporaine

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    • 25/05/2012

      Une rétrospective réussie d’une artiste à la palette assez large.

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    • 22/05/2012

      Petite expo très intéressante… on découvre une femme photographie méconnu du grand public.

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    • 03/07/2012

      Les découvertes en matière de patrimoine historique sont de plus en plus rares, tant les redites sont légion. Autant dire que le nom même d’Eva Besnyö constitue à lui seul une surprise ! [...] Cette rétrospective, nommée très justement “L’image sensible”, mérite le détour, entre portraits singuliers, images d’architecture, combats féministes et simples scènes de la vie.
      Voir la critique complète >>

    • 19/06/2012

      Il faut biaiser avec les photographies d’Eva Besnyö. Chercher la diagonale renversant l’image. Parfois évidente (un arbre barrant la vue d’un lac), le plus souvent cachée dans un détail (le dos nu d’un ouvrier sur un chantier), ou dissimulée sous d’autres formes (des rails de tramway traversant une place en arc de cercle).
      Voir la critique complète >>

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