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Le Tombeau d’Archimède

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Le Tombeau d’Archimède

Topographie anecdotée du skateboard, 2008,

captation vidéo, galerie Michel Rein, Paris

Raphaël Zarka, Le cénotaphe d’Archimède, 2011

Sculpture, brique, galerie Michel Rein, Paris

Le Tombeau d’Archimède

Une exposition de Raphaël Zarka

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    « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme». Comme un écho à la célèbre maxime attribuée au chimiste et philosophe Antoine Lavoisier, la pratique de Raphaël Zarka questionne le glissement et la migration des formes à travers l’Histoire. Chercheur et collectionneur curieux, on pourrait dire de l’artiste qu’il « rencontre » ces formes, les prélève et les connecte selon une logique à la fois intuitive et philosophique. Qu’il puise dans l’art, la science, la culture et l’industrie, Raphaël Zarka désigne alors certaines coïncidences troublantes et autres résurgences géométriques qui jalonnent les époques et les champs du savoir. Sa manière d’approcher les formes et les matériaux n’est pas étrangère à la pratique du skateboard, qu’il documente par ailleurs depuis plusieurs années. Son regard est anthropologique (La Conjonction interdite, 2003), historique (Une journée sans vague, 2006) mais surtout sculptural (Topographie anecdotée du skateboard, 2008), lorsqu’il analyse le rapport des skateurs à l’espace urbain et cette façon qu’ils ont « d’opérer une espèce de montage parmi la diversité de matières et de formes offertes par la ville ». Dans la série Les Formes du repos (2001-2011), l’artiste poursuit une enquête similaire : ses clichés d’objets en béton, formes industrielles isolées dans un contexte naturel souvent en friche, se dressent comme des sculptures fortuites, qui croisent la géométrie complexe des rhombicuboctaèdres, hantent un dessin de Léonard de Vinci ou resurgissent dans une étude mécanique signée Galilée. Pour Raphaël Zarka, ces volumes géométriques alimentent un corpus fondateur : il les réplique et les décline, sous forme de sculptures marquées par la rémanence d’une esthétique minimale ressourcée. D’apparence formaliste, ses oeuvres récentes restent ainsi le fruit d’une curiosité d’amateur, qui s’autorise tous les médiums et invite le public à une lecture non linéaire de l’histoire de l’art. Car si les schémas anciens des mathématiciens réinjectent du sens dans notre lecture de la sculpture abstraite : du constructivisme au minimalisme des années 60, l’inverse est aussi vrai, avec le skate en toile de fond et la quête obstinée du mouvement, de la boucle spatiale et temporelle… Avec Le Tombeau d’Archimède, titre de l’exposition conçue pour Saint-Nazaire, Raphaël Zarka précise les recherches menées au cours de sa résidence à la villa Medicis de Rome cette année : une nouvelle étape dans cette exploration des formes géométriques, d’où découlent plusieurs productions inédites qui nous entraînent à la recherche des liens invisibles entre peinture et sculpture. Archimède apparaît ici comme figure tutélaire, ingénieur et personnage clé dans l’histoire des polyèdres. Autour de lui, Raphaël Zarka rassemble des sculptures, répliques, photographies qui sont autant de fragments d’un seul récit ouvert, à la fois fictionnel et documentaire, où s’invente à partir de citation, de reprise et de prélèvement, une archéologie subjective.

    Dates 08/10/2011 - 31/12/2011
    Domaine art contemporain
    Période XXIe siècle
    Site officiel Le Grand Café
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    • 13/12/2012

      En digne adepte du skate-board dont l’étude formaliste l’a d’abord fait connaître, le jeune artiste français glisse d’une époque à l’autre et voltige à travers les mouvements esthétiques pour créer, finalement, une oeuvre très personnelle. Son exposition au Grand café de Saint-Nazaire en offre la plus belle preuve. Si l’on a pu se montrer sceptique sur les débuts de l’artiste, marqués par une approche un brin littérale du monde du skate, cette exposition démontre combien il a enrichi son univers.
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