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La couleur

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La couleur

Fernand Léger, Les grands plongeurs noirs

1944, huile sur toile, 189 x 221 cm

Pablo Picasso, Femme en bleu

1944, huile sur toile, 130 x 97 cm

Sonia Delaunay, Rythme

1938, huile sur toile, 182 x 149 cm

Olafur Eliasson, Your Concentric Welcome

2004, installation avec de la lumière

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    Centre Pompidou Mobile, la couleur - 13/01/2012

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    En résonance avec l’architecture colorée déployée par Patrick Bouchain, cette exposition célèbre la couleur. ADN qui relie ce nouveau musée nomade à sa maison mère portant en étendard les couleurs primaires souhaitées par l’artiste Jean Dewasne en accord avec les architectes Renzo Piano et Richard Rogers. Cordon ombilical reliant les quinze chef d’oeuvres présentés à une collection de plus de 60 000 oeuvres, tel ce Papa Gymnastique, 1972, de Jean Dubuffet qui semble s’être échappé du Jardin d’hiver, installation pérenne au coeur du musée ; cette polychromie colorée Double métamorphose III – Contrepoint et enchainement, 1968-1969 de Yaacov Agam, qui synthétise sa conception d’un art tout à la fois mystique et cinétique, déployée dans le Salon de l’Elysée également abrité dans le parcours du musée ou cet Aveugle dans la prairie, 1979, de Niki de Saint-Phalle dont la cécité l’empêche de contempler une vache, kaléidoscope explosif de couleurs, qui fait retentir sous le chapiteau de toile, l’énergie de celle qui tirait à la carabine sur des poches de peinture et la symphonie bruitiste de la Fontaine Stravinsky conçue avec Jean Tinguely.  » Se rappeler qu’un tableau – avant d’être un cheval de bataille, une femme nue, ou une quelconque anecdote – est essentiellement une surface plane recouverte de couleurs en un certain ordre assemblées », invitait le peintre Maurice Denis en 1890. Au début du XXème siècle la couleur s’affranchit de manière inédite des lois de la représentation pour être au coeur de toutes les recherches des avant-gardes artistiques, du fauvisme au cinétisme, de l’orphisme au Nouveau Réalisme, de l’abstraction à la performance. Plus que jamais la couleur se fait signe, matière, émotion, énergie ainsi que le lieu de la matérialisation de l’espace. Le parcours, telle une promenade, invite à aller à la rencontre de ces couleurs, que Yves Klein considérait comme « des êtres vivants, des individus très évolués qui s’intègrent à nous, comme à tout. Les couleurs sont les véritables habitants de l’espace ». Des rouges de Matisse envahissant l’espace bidimensionnel du tableau et provoquant une « émotion purement plastique », à la musicalité chromatique des jaunes démultipliés de Kupka ou aux bleus assourdis par la mélancolie de Picasso, les couleurs dévoilent leurs ressorts émotionnels, leur infra langage, leur énergie. « La couleur est une nécessité vitale. C’est une matière première indispensable à la vie, comme l’eau et le feu. On ne peut concevoir l’existence des hommes sans une ambiance colorée. Les plantes, les animaux se colorent naturellement ; l’homme s’habille en couleur. Son action n’est pas que décorative ; elle est psychologique. Liée à la lumière, elle devient intensité ; elle devient un besoin social et humain. Le sentiment de joie, d’émulation, de force, d’action, se trouve renforcé, élargi par la couleur », s’enflamme un Fernand Léger, inspiré par les néons publicitaires balayant la nuit et souhaitant asperger Paris de couleurs différentes. « La vraie peinture -commencera quand on comprendra que la couleur a une vie propre, que les infinies combinaisons de la couleur ont leur poésie et leur langage poétique beaucoup plus expressifs que par les moyens anciens. C’est un langage mystérieux en rapport avec des vibrations, la vie même de la couleur. Dans ce domaine il y a de nouvelles possibilités à l’infini », semble lui répondre Sonia Delaunay, ouvrant la voie à toutes les expérimentations plastiques de l’art contemporain, du rituel de Bruce Nauman dans Art Make Up, 1967-1968, s’identifiant à la couleur au point de se peindre le visage et le torse successivement de différentes couleurs au petit théâtre de lumières et de couleurs au petit théâtre de lumières et de couleurs d’Olafur Eliasson, Your Concentric Welcome, 2004, interrogeant la nature de notre perception et nous rappelant selon les mots de Goethe que « les couleurs sont les faits de la lumière ».

    Dates 18/02/2012 - 15/05/2012
    Domaines art moderne
    art contemporain
    Périodes XXIe siècle, XXe siècle
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