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David d’Angers

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David d’Angers

David d’Angers, Portrait de Mlle Adèle Hugo

1845, Plâtre original, BnF, département des Monnaies, médailles et antiques

David d’Angers, Portrait d’Hortense Allart, « muse » et femme de lettres

1834, Bronze, BnF, département des Monnaies, médailles et antiques

David d’Angers, Portrait du général Bonaparte

1838, Bronze, BnF, département des Monnaies, médailles et antiques

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    La BnF rend hommage au célèbre sculpteur David d’Angers en présentant pour la première fois au public sa collection de médaillons sculptés, portraits saisissants de la génération romantique. Plus de 120 pièces (bronzes, plâtres, estampes, ouvrages) permettent de découvrir le travail de cet artiste, témoin privilégié de son temps, qui a souhaité laisser à la postérité les effigies des hommes qu’il jugeait dignes de l’admiration des générations futures. Pierre-Jean David, dit David d’Angers (1788-1856) étudie les beaux-arts à Paris, où il obtient le prix de Rome en 1811 après avoir travaillé dans l’atelier du peintre Jacques-Louis David, son homonyme. Après un séjour en Italie où il découvre Michel-Ange, il fréquente les hauts lieux du mouvement romantique, notamment le salon de Charles Nodier à la bibliothèque de l’Arsenal, et se lie d’amitié avec Victor Hugo et les frères Devéria. Tout au long de sa carrière, il produit une œuvre immense faite de statues, médaillons, bustes et bas-reliefs comme celui du fronton du Panthéon en 1837. Dans les années 1830, le sculpteur entreprend de préserver les traits des « grands hommes » contemporains en une vaste galerie de médaillons. Défile ainsi toute la société de la Monarchie de Juillet : Chateaubriand, Benjamin Constant, Lamartine, Alexandre Dumas, Géricault, Goethe rencontré à Weimar, Hugo et sa fille Adèle, l’historien Jules Michelet, l’anatomiste Cuvier, le chimiste Chevreul, Alfred de Musset, George Sand… Parmi eux, quelques portraits rétrospectifs, comme le Bonaparte échevelé qui modèle autant qu’il illustre la légende napoléonienne. Chez ce portraitiste, le renouveau des sciences du corps suscita un vif intérêt et il appliqua les dernières théories à la mode dans son œuvre sculpté. Inaugurée au début du XIXe siècle par les travaux de l’anatomiste Franz-Josef Gall, la phrénologie voyait une corrélation entre les capacités et les penchants des individus et leurs protubérances crâniennes. David d’Angers en fut un des adeptes les plus convaincus par le parti expressif qu’il pouvait en tirer. L’application de ces théories au portrait impliquait qu’une bosse, un creux bien placés, devenaient signifiants en eux-mêmes, traduisant les dispositions du modèle, son sens du coloris, son talent poétique ou la fameuse « bosse des maths ». La phrénologie offrait dès lors à l’artiste les bases d’une idéalisation moderne tempérant le naturalisme tout en s’écartant des canons classiques.

    Dates 22/11/2011 - 25/03/2012
    Domaine sculpture
    Période XIXe siècle
    Site officiel BnF - Bibliothèque nationale de France – site Richelieu
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    • 23/01/2012

      Le propos de cette présentation inédite est de montrer par le biais des cent quatre médaillons choisis parmi les quelque cinq cent effigies que le sculpteur produisit en une trentaine d’années, combien le goût de l’époque allait vers une représentation « en beau des traits les plus humbles ». (…) Dommage que cette exposition intéressante n’ai pas davantage de visibilité.
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    • 06/01/2012

      Le parcours confronte les bronzes de David d’Angers à une sélection, récemment restaurée, de plâtres originaux ainsi que des estampes du graveur Achille Devéria (1800-1857), ami de David d’Angers et collectionneur de ses médaillons. Sans oublier des ouvrages théoriques qui témoignent de l’intérêt du sculpteur pour la phrénologie, pseudo-science attribuant aux protubérances crâniennes les traits de caractère d’une personne, ou la physiognomonie, basée sur l’idée que l’observation du visage révèle la personnalité de l’individu.
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    • 01/01/2012

      L’exposition est présentée très sobrement puisque les sculptures sont installées dans les vitrines de la mezzanine du musée. Certains exemplaires sont représentés à la fois par le moule, le plâtre et le bronze. Si la muséographie est donc réduite à sa plus simple expression, qui suffit d’ailleurs parfaitement à mettre les œuvres en valeur, le catalogue est une vraie réussite, et à notre connaissance l’ouvrage le plus complet publié à ce jour sur les médaillons de David d’Angers.
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