Markus Raetz, né en 1941, vit et travaille à Berne. Figure majeure de la scène européenne, il a exposé en France au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, à la Maison européenne de la photographie ou au Carré d’art à Nîmes et régulièrement à la galerie Farideh Cadot depuis 1981. En 2009, la présentation au Grand Palais d’Une image peut en cacher une autre : Arcimboldo, Dalí, Raetz a permis de découvrir les nombreuses facettes de son talent qui associe le dessin, la sculpture et l’estampe.
Markus Raetz intervertit les couples plein et vide, reflet et réalité, courbe [...]
Markus Raetz, né en 1941, vit et travaille à Berne. Figure majeure de la scène européenne, il a exposé en France au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, à la Maison européenne de la photographie ou au Carré d’art à Nîmes et régulièrement à la galerie Farideh Cadot depuis 1981. En 2009, la présentation au Grand Palais d’Une image peut en cacher une autre : Arcimboldo, Dalí, Raetz a permis de découvrir les nombreuses facettes de son talent qui associe le dessin, la sculpture et l’estampe.
Markus Raetz intervertit les couples plein et vide, reflet et réalité, courbe et contre-courbe, ombre et lumière. Cette recherche le conduit à des anamorphoses, des jeux de miroir, explorant l’ambivalence de la vision, la modification de la perception. Il appartient au spectateur, par son regard, de (re)donner sens à la forme que l’artiste a déconstruite. Le mouvement et la perspective confèrent à l’oeuvre de Markus Raetz un caractère expérimental, ludique et métaphysique à la fois.
L’exposition se déroule autour des grands thèmes que poursuit Markus Raetz : la figure et le visage, le paysage, les mots, la trame et la trichromie, la géométrie et l’amour. Elle met en lumière l’extrême diversité de son oeuvre gravé : cliché-verre, héliogravure, pointe-sèche, burin, eau-forte et aquatinte, pochoir ou encore impression à la ficelle. Une importante donation de Markus Raetz vient compléter les collections de la BnF enrichies par le FNAC. Près de 200 pièces seront exposées : estampes, dessins, carnets et une dizaine de sculptures.
Podcast de l’émission La Dispute du 04/12 portant sur l’actualité des arts plastiques avec les critiques Vincent Huguet de Marianne, Corinne Rondeau et Sabine Gignoux de La Croix.
A propos des expositions Bêtes Off – à la conciergerie, jusqu’au 11 mars, 50 ans du MUMA (musée André Malraux) au Havre, Markus Raets, estampes, sculptures à la BNF site richelieu à Paris jusqu’au 12 février
plein tarif 7€
tarif réduit 5€
Etudiants, jeunes de 18 à 25 ans, enseignants, membres de familles nombreuses, visiteurs de groupes payant au moins 10 entrées, les personnes ayant acquitté un tarif de visite guidée de l’exposition concernée, détenteurs d’un billet d’exposition ou de cinéma de la Cinémathèque française, d’un titre d’accès journalier à la BiFi, si ces billets ont été émis moins de 30 jours avant leur présentation aux guichets de la BnF, détenteurs de la carte Libre Pass en cours de validité délivrée par la Cinémathèque, ainsi qu’aux détenteurs d’une carte d’abonnement à la BiFi en cours de validité
gratuit
Jeunes de moins de 18 ans, demandeurs d’emploi, bénéficiaires du RMI ou de l’aide sociale, personnes handicapées ou invalides, accompagnateurs de personnes handicapées, titulaires d’une carte annuelle d’accès aux salles de lecture de la Bibliothèque d’étude ou de la Bibliothèque de recherche, journalistes professionnels, conférenciers accédités par le Ministère de la Culture ou du Tourisme, élèves de l’Ecole nationale des Chartes, de l’ENSSIB, de l’Institut national du Patrimoine, agents de toutes catégories (fonctionnaires et contractuels) de la fonction publique (y compris territoriale) appartenant aux corps scientifiques et techniques ou exerçant des fonctions scientifiques ou techniques dans les bibliothèques, les musées, les archives et les services du patrimoine, personnel en activité au Ministère de la Culture, personnels en activité à la BnF ainsi que les retraités de l’établissement, membres de l’association des Amis de la BnF
Pour cela il lui suffit de descendre dans son atelier, et de modeler des formes dans le bois brut ou à l’aide d’un petit fil de fer. En effet, c’est sa femme qui en parle le mieux dans le film [réalisé par Iwan Schumacher] et projeté à la fin de l’exposition, où nous le voyons tordre deux petites tiges de fer qu’il attache au plafond à l’aide de ficelle pour révéler deux profils humains…
L’exposition présente de manière thématique ses domaines d’expérimentation : de l’estampe à la figure, de la vision-perception au paysage, en passant par l’amour, les jeux de mots ou les mathématiques.
Omniprésente la forme enchevêtrée du trait qu’il soit dessiné, animé (en dessin-animé) comme dans [Eben (même)], rendu sous forme d’écheveau dans [Wellen (vagues)] qui donne rappelle les représentations du relief d’une carte du monde, ou modelé dans du fil de fer [Schatten (ombres)] qui donne à la fois la forme d’une pipe et de ses volutes de fumée.
Le trait parfois très minimaliste et elliptique suffit pourtant à illustrer finement son sujet, comme dans la série [Paar (couple)] où un couple faisant l’amour figure dans les mêmes proportions sur différentes matières et suivant différentes techniques picturales.
Les jeux de la perception et du sens éclatent dans les dernières salles, « NO » devenant « YES » suivant l’angle de vue, les illusions et anamorphoses nous laissent étonnés.